Caractérisation fonctionnelle de variants ...
Document type :
Habilitation à diriger des recherches
Permalink :
Title :
Caractérisation fonctionnelle de variants génétiques associés au risque de Maladie d’Alzheimer
English title :
Functional study of genetic variants associated with Alzheimer’s disease risk
Author(s) :
Dumont, Julie [Auteur]
Facteurs de risque et déterminants moléculaires des maladies liées au vieillissement (RID-AGE) - U1167

Facteurs de risque et déterminants moléculaires des maladies liées au vieillissement (RID-AGE) - U1167
Thesis director(s) :
Lambert, Jean-Charles
Defence date :
2021-06-23
Jury president :
Amouyel, Philippe
Accredited body :
Université de Lille
Doctoral school :
École doctorale Biologie Santé de Lille
Keyword(s) :
Alzheimer, Maladie d' -- Facteurs de risque
Variabilité génétique
Densité synaptique
Études d'association pangénomique
Cellules souches pluripotentes induites
Toxicologie génétique
Variabilité génétique
Densité synaptique
Études d'association pangénomique
Cellules souches pluripotentes induites
Toxicologie génétique
English keyword(s) :
Alzheimer's disease -- Risk factors
Genetic variability
Synaptic density
Genome wide association studies
Induced pluripotent stem cells
Genetic toxicology
Genetic variability
Synaptic density
Genome wide association studies
Induced pluripotent stem cells
Genetic toxicology
French abstract :
La maladie d’Alzheimer (MA) est la première cause de démence. La grande majorité des formes de MA sont dites sporadiques et résulte de l’interaction entre facteurs environnementaux et facteurs de susceptibilité génétique. ...
Show more >La maladie d’Alzheimer (MA) est la première cause de démence. La grande majorité des formes de MA sont dites sporadiques et résulte de l’interaction entre facteurs environnementaux et facteurs de susceptibilité génétique. Les études d’associations pangénomiques (Genome Wide Association Studies ou GWAS) ont permis d’identifier au total 76 loci associés au risque de MA. Or, si de nombreux gènes ont été associés au risque de MA, peu d’études ont cherché à déterminer quels variants influencent réellement le développement de la maladie. Dans ce contexte, l’objectif du projet est de caractériser la fonctionnalité de variants génétiques associés au risque de MA par des approches in silico et in vitro. Parmi les gènes associés au risque de MA et exprimés dans le cerveau, ceux ayant un impact significatif sur la densité synaptique seront analysés en priorité, la dysfonction/perte synaptique étant la caractéristique neuropathologique précoce la plus fortement corrélée au déclin cognitif. Pour cela, l’impact de la sous-expression de chacun des gènes associés au risque de MA sur la densité synaptique sera étudié par une approche de criblage à haut contenu (HCS) dans des neurones hippocampiques de rat. A partir de la liste de gènes d’intérêt sélectionnés pour leur expression cérébrale et leurs effets sur la densité synaptique, une liste de variants susceptibles d’expliquer les signaux GWAS sera générée. Différents outils de prédiction bioinformatique seront ensuite utilisés en fonction de la localisation de ces variants dans le but d’émettre des hypothèses quant à leurs effets fonctionnels potentiels et aider au choix des modèles cellulaires pertinents pour les analyses in vitro. Afin de sélectionner les variants dont la fonctionnalité sera testée par la technologie CRISPR-Cas9, différents filtres basés sur des données expérimentales (incluant notamment des données transcriptomiques provenant de cerveaux, des analyses de quantitative trait loci, et des expériences de gènes rapporteurs ou de minigènes dans des lignées cellulaires) seront utilisés. Finalement, la technologie CRISPR-Cas9 sera utilisée pour générer des cellules souches pluripotentes induites (iPSC) isogéniques ne différant que pour les allèles des variants d’intérêt. Ce modèle permettra alors d’étudier différents phénotypes cellulaires et moléculaires en lien avec la MA dont le métabolisme du précurseur du peptide amyloïde, l’hyperphosphorylation de la protéine Tau ou encore la densité et/ou la fonctionnalité des synapses. Ce projet devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes à l’origine de la MA et à plus long terme, l’utilisation de cellules iPSC porteuses de variants fonctionnels pour le criblage de chimiothèques pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’approches thérapeutiquesShow less >
Show more >La maladie d’Alzheimer (MA) est la première cause de démence. La grande majorité des formes de MA sont dites sporadiques et résulte de l’interaction entre facteurs environnementaux et facteurs de susceptibilité génétique. Les études d’associations pangénomiques (Genome Wide Association Studies ou GWAS) ont permis d’identifier au total 76 loci associés au risque de MA. Or, si de nombreux gènes ont été associés au risque de MA, peu d’études ont cherché à déterminer quels variants influencent réellement le développement de la maladie. Dans ce contexte, l’objectif du projet est de caractériser la fonctionnalité de variants génétiques associés au risque de MA par des approches in silico et in vitro. Parmi les gènes associés au risque de MA et exprimés dans le cerveau, ceux ayant un impact significatif sur la densité synaptique seront analysés en priorité, la dysfonction/perte synaptique étant la caractéristique neuropathologique précoce la plus fortement corrélée au déclin cognitif. Pour cela, l’impact de la sous-expression de chacun des gènes associés au risque de MA sur la densité synaptique sera étudié par une approche de criblage à haut contenu (HCS) dans des neurones hippocampiques de rat. A partir de la liste de gènes d’intérêt sélectionnés pour leur expression cérébrale et leurs effets sur la densité synaptique, une liste de variants susceptibles d’expliquer les signaux GWAS sera générée. Différents outils de prédiction bioinformatique seront ensuite utilisés en fonction de la localisation de ces variants dans le but d’émettre des hypothèses quant à leurs effets fonctionnels potentiels et aider au choix des modèles cellulaires pertinents pour les analyses in vitro. Afin de sélectionner les variants dont la fonctionnalité sera testée par la technologie CRISPR-Cas9, différents filtres basés sur des données expérimentales (incluant notamment des données transcriptomiques provenant de cerveaux, des analyses de quantitative trait loci, et des expériences de gènes rapporteurs ou de minigènes dans des lignées cellulaires) seront utilisés. Finalement, la technologie CRISPR-Cas9 sera utilisée pour générer des cellules souches pluripotentes induites (iPSC) isogéniques ne différant que pour les allèles des variants d’intérêt. Ce modèle permettra alors d’étudier différents phénotypes cellulaires et moléculaires en lien avec la MA dont le métabolisme du précurseur du peptide amyloïde, l’hyperphosphorylation de la protéine Tau ou encore la densité et/ou la fonctionnalité des synapses. Ce projet devrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes à l’origine de la MA et à plus long terme, l’utilisation de cellules iPSC porteuses de variants fonctionnels pour le criblage de chimiothèques pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’approches thérapeutiquesShow less >
English abstract : [en]
Alzheimer’s disease (AD) is the most common cause of dementia. The vast majority of cases of AD are late-onset ‘sporadic’ forms with genetic and environmental causes. Thanks to the systematic use of high-throughput approaches ...
Show more >Alzheimer’s disease (AD) is the most common cause of dementia. The vast majority of cases of AD are late-onset ‘sporadic’ forms with genetic and environmental causes. Thanks to the systematic use of high-throughput approaches over the last 10 years, more than 76 loci have been associated to the AD risk. However, the identification of underlying causative variants within these loci/genes remains difficult. Within this context, our aim is to identify and to characterize functional variants responsible for GWAS signals using bioinformatics and in vitro strategies. Among AD-associated genes, those significantly affecting synapse loss, one of the earliest pathological hallmarks and the strongest marker of cognitive decline in AD, will be prioritized. In order to assess the impact of each genetic factor on synaptic connectivity, we developed a high-content screening by transducing a lentiviral bank of shRNAs against AD risk genes in new-born rat hippocampal neurons cultured in 384-well plates. From the list of genes that impact synapse connectivity, variants potentially responsible for GWAS signals will be selected and used for in silico functional prediction. This bioinformatic analysis will help define pertinent cell models for further in vitro functional analysis of candidate variants, including brain transcriptome and quantitative trait loci analyses, reporter gene or minigene assays. Based on the results from this first analysis, isogenic induced pluripotent stem cells (iPSC) that differ only for the alleles of the candidate variants will be generated to assess variants’ effects on AD-related cellular phenotypes, such as APP metabolism, tau hyperphosphorylation or synapse density and/or functionality. This project should help us understand AD pathophysiological mechanisms. The use of isogenic iPSCs that differ exclusively at the disease-causing variant for drug testing could potentially pave the way for novel therapeutic strategies for AD.Show less >
Show more >Alzheimer’s disease (AD) is the most common cause of dementia. The vast majority of cases of AD are late-onset ‘sporadic’ forms with genetic and environmental causes. Thanks to the systematic use of high-throughput approaches over the last 10 years, more than 76 loci have been associated to the AD risk. However, the identification of underlying causative variants within these loci/genes remains difficult. Within this context, our aim is to identify and to characterize functional variants responsible for GWAS signals using bioinformatics and in vitro strategies. Among AD-associated genes, those significantly affecting synapse loss, one of the earliest pathological hallmarks and the strongest marker of cognitive decline in AD, will be prioritized. In order to assess the impact of each genetic factor on synaptic connectivity, we developed a high-content screening by transducing a lentiviral bank of shRNAs against AD risk genes in new-born rat hippocampal neurons cultured in 384-well plates. From the list of genes that impact synapse connectivity, variants potentially responsible for GWAS signals will be selected and used for in silico functional prediction. This bioinformatic analysis will help define pertinent cell models for further in vitro functional analysis of candidate variants, including brain transcriptome and quantitative trait loci analyses, reporter gene or minigene assays. Based on the results from this first analysis, isogenic induced pluripotent stem cells (iPSC) that differ only for the alleles of the candidate variants will be generated to assess variants’ effects on AD-related cellular phenotypes, such as APP metabolism, tau hyperphosphorylation or synapse density and/or functionality. This project should help us understand AD pathophysiological mechanisms. The use of isogenic iPSCs that differ exclusively at the disease-causing variant for drug testing could potentially pave the way for novel therapeutic strategies for AD.Show less >
Language :
Anglais
Français
Français
Collections :
Submission date :
2022-06-14T17:21:05Z
Files
- HDR_DUMONT_Julie.pdf
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