Identification des marqueurs génomiques ...
Type de document :
Thèse
URL permanente :
Titre :
Identification des marqueurs génomiques de haut risque de progression du mycosis fongoïde
Titre en anglais :
Identification of genomic markers of high-risk progression in mycosis fungoides
Auteur(s) :
Fléchon, Léa [Auteur]
Hétérogénéité, Plasticité et Résistance aux Thérapies des Cancers = Cancer Heterogeneity, Plasticity and Resistance to Therapies - UMR 9020 - U 1277 [CANTHER]
Hétérogénéité, Plasticité et Résistance aux Thérapies des Cancers = Cancer Heterogeneity, Plasticity and Resistance to Therapies - UMR 9020 - U 1277 [CANTHER]
Directeur(s) de thèse :
Salomon Manier
Thierry Idziorek
Thierry Idziorek
Date de soutenance :
2024-11-29
Président du jury :
Hélène Touzet [Président]
Pierre Sujobert [Rapporteur]
Sandrine Roulland [Rapporteur]
Philippe Ruminy
Pierre Sujobert [Rapporteur]
Sandrine Roulland [Rapporteur]
Philippe Ruminy
Membre(s) du jury :
Hélène Touzet [Président]
Pierre Sujobert [Rapporteur]
Sandrine Roulland [Rapporteur]
Philippe Ruminy
Pierre Sujobert [Rapporteur]
Sandrine Roulland [Rapporteur]
Philippe Ruminy
Organisme de délivrance :
Université de Lille
École doctorale :
École doctorale Biologie-Santé
NNT :
2024ULILS076
Mot(s)-clé(s) :
Mycosis fongoïde
Whole-exome sequencing
Pipeline bioinformatique
Mutations somatiques
Évolution clonale
Whole-exome sequencing
Pipeline bioinformatique
Mutations somatiques
Évolution clonale
Mot(s)-clé(s) en anglais :
Mycosis fungoides
Whole-exome sequencing
Bioinformatics pipeline
Somatic mutations
Clonal evolution
Whole-exome sequencing
Bioinformatics pipeline
Somatic mutations
Clonal evolution
Discipline(s) HAL :
Sciences du Vivant [q-bio]/Biochimie, Biologie Moléculaire
Résumé :
Les hémopathies lymphoïdes sont des cancers qui se développent à partir de cellules lymphocytaires du système immunitaire. Le lymphome non hodgkinien fait partie des hémopathies lymphoïdes les plus fréquentes. L’histoire ...
Lire la suite >Les hémopathies lymphoïdes sont des cancers qui se développent à partir de cellules lymphocytaires du système immunitaire. Le lymphome non hodgkinien fait partie des hémopathies lymphoïdes les plus fréquentes. L’histoire naturelle de ces cancers est souvent constituée de stades précurseurs évoluant vers des stades plus agressifs. Les facteurs pronostiques sont essentiels en clinique afin de stratifier le risque évolutif des patients. Le profilage génomique de ces tumeurs à partir de séquençage exomique complet (WES) offre ainsi une approche intéressante pour identifier les patients présentant un haut risque (HR) de progression. En effet, la détection d'anomalies génomiques, dont les mutations de variants nucléotidiques simples (SNVs) et les variations somatiques du nombre de copies (SCNVs), permettent d’analyser l’hétérogénéité et l’évolution clonales de nombreux cancers. Mes travaux de thèse portent sur l’identification des marqueurs génomiques indiquant un HR de progression dans le mycosis fongoïde (MF). Mon travail porte sur les mécanismes moléculaires impliqués dans la progression du MF, le lymphome T cutané primitif le plus fréquent. Celui-ci évolue souvent de stades peu avancés vers des formes agressives de la maladie. Les anomalies génomiques responsables de cette progression sont encore peu connues. L’objectif de ce travail était de caractériser le profil génétique du MF par le séquençage WES de 67 échantillons tumoraux provenant de 48 patients du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lille. L’analyse visait à identifier les SNVs et les SCNVs récurrents afin de définir les signatures mutationnelles du MF et à déterminer l’hétérogénéité et l’évolution clonale à partir de dix-huit échantillons séquentiels prélevés à différents stades de la maladie. Les données génomiques ont été analysées sur la plateforme bioinformatique Terra du Broad Institute (BI). Les résultats ont montré que les mutations somatiques les plus fréquentes au moment du diagnostic étaient JUNB, TET2 et MAPK1. Nous avons constaté que le gain7q, le gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA), la del10p11.22 (ZEB1) ou les mutations de JUNB et TET2 sont associés à des stades avancés de la maladie, suggérant leur rôle dans la progression du MF.De plus, le gain7q, le gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA), la del10p11.22 (ZEB1) et la del6q16.3 (TNFAIP3) sont associés à un mauvais pronostic, avec une survie globale plus courte. Le del6q16.3 (TNFAIP3) est également un facteur de risque de progression chez les patients présentant un stade précoce de la maladie. L’analyse de l'hétérogénéité et de l'évolution clonale de la cohorte nous a permis de définir plusieurs profils phylogéniques du MF, avec l’acquisition de JUNB, du gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA) ou de la del12p13.1 (CDKN1B) lors de la progression. Ces résultats fournissent des caractéristiques génomiques et clonales afin d’aider à identifier des patients avec un risque de progression du MF.Lire moins >
Lire la suite >Les hémopathies lymphoïdes sont des cancers qui se développent à partir de cellules lymphocytaires du système immunitaire. Le lymphome non hodgkinien fait partie des hémopathies lymphoïdes les plus fréquentes. L’histoire naturelle de ces cancers est souvent constituée de stades précurseurs évoluant vers des stades plus agressifs. Les facteurs pronostiques sont essentiels en clinique afin de stratifier le risque évolutif des patients. Le profilage génomique de ces tumeurs à partir de séquençage exomique complet (WES) offre ainsi une approche intéressante pour identifier les patients présentant un haut risque (HR) de progression. En effet, la détection d'anomalies génomiques, dont les mutations de variants nucléotidiques simples (SNVs) et les variations somatiques du nombre de copies (SCNVs), permettent d’analyser l’hétérogénéité et l’évolution clonales de nombreux cancers. Mes travaux de thèse portent sur l’identification des marqueurs génomiques indiquant un HR de progression dans le mycosis fongoïde (MF). Mon travail porte sur les mécanismes moléculaires impliqués dans la progression du MF, le lymphome T cutané primitif le plus fréquent. Celui-ci évolue souvent de stades peu avancés vers des formes agressives de la maladie. Les anomalies génomiques responsables de cette progression sont encore peu connues. L’objectif de ce travail était de caractériser le profil génétique du MF par le séquençage WES de 67 échantillons tumoraux provenant de 48 patients du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lille. L’analyse visait à identifier les SNVs et les SCNVs récurrents afin de définir les signatures mutationnelles du MF et à déterminer l’hétérogénéité et l’évolution clonale à partir de dix-huit échantillons séquentiels prélevés à différents stades de la maladie. Les données génomiques ont été analysées sur la plateforme bioinformatique Terra du Broad Institute (BI). Les résultats ont montré que les mutations somatiques les plus fréquentes au moment du diagnostic étaient JUNB, TET2 et MAPK1. Nous avons constaté que le gain7q, le gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA), la del10p11.22 (ZEB1) ou les mutations de JUNB et TET2 sont associés à des stades avancés de la maladie, suggérant leur rôle dans la progression du MF.De plus, le gain7q, le gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA), la del10p11.22 (ZEB1) et la del6q16.3 (TNFAIP3) sont associés à un mauvais pronostic, avec une survie globale plus courte. Le del6q16.3 (TNFAIP3) est également un facteur de risque de progression chez les patients présentant un stade précoce de la maladie. L’analyse de l'hétérogénéité et de l'évolution clonale de la cohorte nous a permis de définir plusieurs profils phylogéniques du MF, avec l’acquisition de JUNB, du gain10p15.1 (IL2RA et IL15RA) ou de la del12p13.1 (CDKN1B) lors de la progression. Ces résultats fournissent des caractéristiques génomiques et clonales afin d’aider à identifier des patients avec un risque de progression du MF.Lire moins >
Résumé en anglais : [en]
Lymphoid hemopathies are cancers arising from lymphocytic cells of the immune system. Non-Hodgkin's lymphoma is among the most common of these malignancies. The natural history often consists of precursor stages progressing ...
Lire la suite >Lymphoid hemopathies are cancers arising from lymphocytic cells of the immune system. Non-Hodgkin's lymphoma is among the most common of these malignancies. The natural history often consists of precursor stages progressing to more aggressive stages. Prognostic factors are essential in clinical practice to stratify patients’ risk of progression. Genomic profiling of these tumors using whole-exome sequencing (WES) thus offers an interesting approach to identifying patients at high risk (HR) of progression. Indeed, the detection of genomic abnormalities, such as single nucleotide variant mutations (SNVs) and somatic copy number variations (SCNVs), makes it possible to analyze the clonal heterogeneity and evolution of many cancers. My PhD work focuses on the identification of genomic markers indicative of HR of progression in two lymphoid hemopathies: mycosis fungoides (MF).My work focuses on the molecular mechanisms involved in the progression of MF, the most common primary cutaneous T-cell lymphoma. It often progresses from early stages to aggressive forms of the disease. Little is known about the genomic abnormalities responsible for this progression. The aim of this study was to characterize the genetic profile of MF by WES sequencing of 67 tumor samples from 48 patients from the Lille University Hospital (CHU). The analysis aimed to identify recurrent SNVs and SCNVs in order to define the mutational signatures of MF, and also determined heterogeneity and clonal evolution from 18 sequential samples taken at different stages of the disease. Genomic data were analyzed on the Broad Institute’s (BI) Terra bioinformatics platform. Results showed that the most frequent somatic mutations at diagnosis were: JUNB, TET2 and MAPK1. We found that gain7q, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA), del10p11.22 (ZEB1) or mutations in JUNB and TET2 are associated with advanced disease stages, suggesting their role in MF progression. Furthermore, the gain7q, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA), del10p11.22 (ZEB1) and del6q16.3 (TNFAIP3) are associated with a poor prognosis, with shorter overall survival. The del6q16.3 (TNFAIP3) is also a risk factor for progression in patients with early-stages disease. Analysis of the heterogeneity and clonal evolution of the cohort enabled us to define several phylogenic profiles of MF, with the acquisition of JUNB, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA) or del12p13.1 (CDKN1B) during progression. These results provide genomic and clonal features to help identify patient at risk of MF progression.Lire moins >
Lire la suite >Lymphoid hemopathies are cancers arising from lymphocytic cells of the immune system. Non-Hodgkin's lymphoma is among the most common of these malignancies. The natural history often consists of precursor stages progressing to more aggressive stages. Prognostic factors are essential in clinical practice to stratify patients’ risk of progression. Genomic profiling of these tumors using whole-exome sequencing (WES) thus offers an interesting approach to identifying patients at high risk (HR) of progression. Indeed, the detection of genomic abnormalities, such as single nucleotide variant mutations (SNVs) and somatic copy number variations (SCNVs), makes it possible to analyze the clonal heterogeneity and evolution of many cancers. My PhD work focuses on the identification of genomic markers indicative of HR of progression in two lymphoid hemopathies: mycosis fungoides (MF).My work focuses on the molecular mechanisms involved in the progression of MF, the most common primary cutaneous T-cell lymphoma. It often progresses from early stages to aggressive forms of the disease. Little is known about the genomic abnormalities responsible for this progression. The aim of this study was to characterize the genetic profile of MF by WES sequencing of 67 tumor samples from 48 patients from the Lille University Hospital (CHU). The analysis aimed to identify recurrent SNVs and SCNVs in order to define the mutational signatures of MF, and also determined heterogeneity and clonal evolution from 18 sequential samples taken at different stages of the disease. Genomic data were analyzed on the Broad Institute’s (BI) Terra bioinformatics platform. Results showed that the most frequent somatic mutations at diagnosis were: JUNB, TET2 and MAPK1. We found that gain7q, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA), del10p11.22 (ZEB1) or mutations in JUNB and TET2 are associated with advanced disease stages, suggesting their role in MF progression. Furthermore, the gain7q, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA), del10p11.22 (ZEB1) and del6q16.3 (TNFAIP3) are associated with a poor prognosis, with shorter overall survival. The del6q16.3 (TNFAIP3) is also a risk factor for progression in patients with early-stages disease. Analysis of the heterogeneity and clonal evolution of the cohort enabled us to define several phylogenic profiles of MF, with the acquisition of JUNB, gain10p15.1 (IL2RA and IL15RA) or del12p13.1 (CDKN1B) during progression. These results provide genomic and clonal features to help identify patient at risk of MF progression.Lire moins >
Langue :
Français
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Date de dépôt :
2025-03-18T07:27:56Z
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