Le témoignage en justice : les apports de ...
Type de document :
Partie d'ouvrage: Chapitre
Titre :
Le témoignage en justice : les apports de la psychologie sociale et cognitive
Auteur(s) :
Lionet, Nathalie [Auteur]
Psychologie : Interactions, Temps, Emotions, Cognition (PSITEC) - ULR 4072 [PSITEC]
Psychologie : Interactions, Temps, Emotions, Cognition (PSITEC) - ULR 4072 [PSITEC]
Éditeur(s) ou directeur(s) scientifique(s) :
Allinne, Jean-Pierre
Gauvard, Claude
Jean, Jean-Paul
Gauvard, Claude
Jean, Jean-Paul
Titre de l’ouvrage :
Le peuple en justice
Titre du fascicule / de la collection :
Histoire de la justice
Pagination :
115-126
Éditeur :
La Documentation française
Lieu de publication :
Paris
Date de publication :
2014
ISBN :
978-2-11-009739-2
Discipline(s) HAL :
Sciences cognitives
Résumé :
La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes, ...
Lire la suite >La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes, ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat. Derrière la question de l'élection des juges, toujours pré-sente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, « l'appel au peuple » des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision « en ayant Dieu (levant les yeux », s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au coeur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements « Au nom du peuple français ». Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à 1'oeuvre de justice.Lire moins >
Lire la suite >La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes, ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat. Derrière la question de l'élection des juges, toujours pré-sente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, « l'appel au peuple » des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision « en ayant Dieu (levant les yeux », s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au coeur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements « Au nom du peuple français ». Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à 1'oeuvre de justice.Lire moins >
Langue :
Français
Audience :
Internationale
Vulgarisation :
Non
Établissement(s) :
Université de Lille
Équipe(s) de recherche :
Justice & Travail
Date de dépôt :
2020-09-14T10:33:32Z
2025-04-02T08:43:00Z
2025-04-02T08:43:00Z