Parcours de socialisation politique ...
Type de document :
Article dans une revue scientifique: Article original
DOI :
URL permanente :
Titre :
Parcours de socialisation politique d’ingénieurs au travail
Titre traduit :
The political socialization of engineers at work: Technoscientific interpretive schema, professional careers, and marital life
Auteur(s) :
Sainsaulieu, Ivan [Auteur]
Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Économiques - UMR 8019 [CLERSÉ]
Surdez, Muriel [Auteur]
Zufferey, Eric [Auteur]

Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Économiques - UMR 8019 [CLERSÉ]
Surdez, Muriel [Auteur]
Zufferey, Eric [Auteur]
Titre de la revue :
Revue française de science politique
Numéro :
69
Pagination :
439-459
Date de publication :
2019
Mot(s)-clé(s) :
ingénieurs
travail
carrière
Socialisation
homogamie politique
réseaux de sociabilité
travail
carrière
Socialisation
homogamie politique
réseaux de sociabilité
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'Homme et Société/Sociologie
Résumé :
Se penchant sur la manière dont le travail impacte les rapports ordinaires au politique d’un petit groupe d’ingénieurs en nanotechnologies, l’article propose une articulation des moments clés de leur socialisation politique ...
Lire la suite >Se penchant sur la manière dont le travail impacte les rapports ordinaires au politique d’un petit groupe d’ingénieurs en nanotechnologies, l’article propose une articulation des moments clés de leur socialisation politique et contribue par là à l’analyse des logiques de production des opinions politiques des membres de catégories moyennes supérieures, exerçant une profession technique. Dans un premier temps, si les ingénieurs interrogés sont d’abord socialisés politiquement dans leur famille (le plus souvent à droite), ils prennent leur distance avec cet héritage du fait de l’acquisition au cours de leur apprentissage professionnel d’un schème technoscientifique d’appréhension du politique. Ensuite, leur carrière professionnelle prend soit un cours collectif, axé sur le maintien d’une professionnalité technique, soit un cours plus individuel et tourné vers des objectifs plutôt managériaux, ces deux types de trajectoires infléchissant vers la gauche ou la droite leur lecture du politique. Cette orientation est encore infirmée ou confirmée ultérieurement, selon la configuration et l’évolution de l’entourage social interpersonnel, particulièrement de ses composantes professionnelles ou extra-professionnelles. Ainsi la conjugalité et les amis peuvent faire contrepoids ou aller dans le sens de la socialisation politique au travail.Lire moins >
Lire la suite >Se penchant sur la manière dont le travail impacte les rapports ordinaires au politique d’un petit groupe d’ingénieurs en nanotechnologies, l’article propose une articulation des moments clés de leur socialisation politique et contribue par là à l’analyse des logiques de production des opinions politiques des membres de catégories moyennes supérieures, exerçant une profession technique. Dans un premier temps, si les ingénieurs interrogés sont d’abord socialisés politiquement dans leur famille (le plus souvent à droite), ils prennent leur distance avec cet héritage du fait de l’acquisition au cours de leur apprentissage professionnel d’un schème technoscientifique d’appréhension du politique. Ensuite, leur carrière professionnelle prend soit un cours collectif, axé sur le maintien d’une professionnalité technique, soit un cours plus individuel et tourné vers des objectifs plutôt managériaux, ces deux types de trajectoires infléchissant vers la gauche ou la droite leur lecture du politique. Cette orientation est encore infirmée ou confirmée ultérieurement, selon la configuration et l’évolution de l’entourage social interpersonnel, particulièrement de ses composantes professionnelles ou extra-professionnelles. Ainsi la conjugalité et les amis peuvent faire contrepoids ou aller dans le sens de la socialisation politique au travail.Lire moins >
Résumé en anglais : [en]
In political sociology, identifying the social spaces, interpersonal networks, and specific temporalities of political socialization is a challenge. Certainly, some of the groundwork is laid by the diachronic distinction ...
Lire la suite >In political sociology, identifying the social spaces, interpersonal networks, and specific temporalities of political socialization is a challenge. Certainly, some of the groundwork is laid by the diachronic distinction between primary and secondary socialization, via the role of interpersonal networks and institutions of reference: family, school, peers, couple, friends. However, the place given to work in this perspective has remained insufficient: for a long time, the study of work was subsumed by the analysis of socioprofessional categories and class voting, and work itself was consequently relegated to the background, probably owing to a renewed interest in primary socialization and commitments outside work. Furthermore, it is methodologically difficult to find stable quantitative correlations explaining the relations between work and politics. As a result, levels of educational attainment, employment status, and autonomy at work have been taken as less significant variables than the “values” and “skills” attached to a professional activity. This contribution therefore proposes to consider the professional sphere as an “elementary framework,” continuing from work that analyzes the role of “the everyday and the instituted” in individuals’ ordinary relations to politics. It aims to understand the processes by which individuals who are members of the same professional group—in this case, engineers—“subscribe to this or that vision of politics, the authorities, the state,”…Lire moins >
Lire la suite >In political sociology, identifying the social spaces, interpersonal networks, and specific temporalities of political socialization is a challenge. Certainly, some of the groundwork is laid by the diachronic distinction between primary and secondary socialization, via the role of interpersonal networks and institutions of reference: family, school, peers, couple, friends. However, the place given to work in this perspective has remained insufficient: for a long time, the study of work was subsumed by the analysis of socioprofessional categories and class voting, and work itself was consequently relegated to the background, probably owing to a renewed interest in primary socialization and commitments outside work. Furthermore, it is methodologically difficult to find stable quantitative correlations explaining the relations between work and politics. As a result, levels of educational attainment, employment status, and autonomy at work have been taken as less significant variables than the “values” and “skills” attached to a professional activity. This contribution therefore proposes to consider the professional sphere as an “elementary framework,” continuing from work that analyzes the role of “the everyday and the instituted” in individuals’ ordinary relations to politics. It aims to understand the processes by which individuals who are members of the same professional group—in this case, engineers—“subscribe to this or that vision of politics, the authorities, the state,”…Lire moins >
Langue :
Français
Comité de lecture :
Oui
Audience :
Internationale
Vulgarisation :
Non
Établissement(s) :
Université de Lille
CNRS
Univ. Littoral Côte d’Opale
CNRS
Univ. Littoral Côte d’Opale
Collections :
Équipe(s) de recherche :
Ancrages et dynamiques comparés du politique
Date de dépôt :
2021-03-04T19:58:28Z
2021-03-05T08:19:27Z
2021-03-05T08:19:27Z
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