Rôle des neurones synthétisant le monoxyde ...
Type de document :
Habilitation à diriger des recherches
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Titre :
Rôle des neurones synthétisant le monoxyde d'azote dans la maturation et la fonction de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique
Titre en anglais :
Role of neuronal nitric oxide-synthesizing neurons in the maturation and function of the Hypothalamic-Pituitary-Gonadal
Auteur(s) :
Directeur(s) de thèse :
Prevot, Vincent
Date de soutenance :
2022-10-21
Président du jury :
Pigny, Pascal
Organisme de délivrance :
Université de Lille
École doctorale :
École doctorale Biologie Santé de Lille
Mot(s)-clé(s) :
Organes génitaux -- Développement
Système neuroendocrinien
Puberté
Minipuberté
Axe hypothalamo-hypophyso-gonadique
Hormone de libération des gonadotrophines
Kisspeptine
Monoxyde d'azote
Ovulation -- Régulation
Malformations génitales
Système neuroendocrinien
Puberté
Minipuberté
Axe hypothalamo-hypophyso-gonadique
Hormone de libération des gonadotrophines
Kisspeptine
Monoxyde d'azote
Ovulation -- Régulation
Malformations génitales
Mot(s)-clé(s) en anglais :
Genital organs development
Neuroendocrine system
Puberty
Minipuberty
Hypothalamic-pituitary-gonadal axis
Gonadotropin-releasing hormone
Kisspeptin
Nitric oxide
Ovulation regulation
Genital disorders
Neuroendocrine system
Puberty
Minipuberty
Hypothalamic-pituitary-gonadal axis
Gonadotropin-releasing hormone
Kisspeptin
Nitric oxide
Ovulation regulation
Genital disorders
Résumé :
L'apparition de la puberté et la régulation de la fertilité chez les mammifères sont régies par un réseau neuronal complexe, principalement situé dans l'hypothalamus, qui converge vers les neurones à gonadotrophine (GnRH), ...
Lire la suite >L'apparition de la puberté et la régulation de la fertilité chez les mammifères sont régies par un réseau neuronal complexe, principalement situé dans l'hypothalamus, qui converge vers les neurones à gonadotrophine (GnRH), principaux régulateurs de la sécrétion de gonadotrophine et de la croissance et de la fonction des gonades en période postnatale. Les trois composantes de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique (HHG) interagissent étroitement et dépendent les unes des autres pour permettre le dialogue complexe entre le système nerveux central et la périphérie, indispensable au bon développement du système GnRH (y compris les changements dans l'expression et la signalisation de la GnRH) lui-même crucial à la maturation sexuelle et au fonctionnement normal du système. Au cours du développement embryonnaire, ces neurones doivent passer de la placode olfactive à leur emplacement définitif dans le cerveau en nombre suffisant, puis établir les connexions afférentes qui permettront la libération pulsatile du peptide GnRH et la libération ultérieure des gonadotrophines (hormone folliculo-stimulante ; FSH, et hormone lutéinisante ; LH). Des études concernant la maturation de l’axe HHG et le déclenchement de la puberté ont mis en évidence une période critique pour le bon déroulement de ces deux phénomènes. Cette période, qui s’étend de la première semaine postnatale au sixième mois de vie de l’individu chez l’Homme, est appelée minipuberté. La minipuberté est une activation transitoire de l’axe HHG, se traduisant par une sécrétion importante de gonadotropines (LH et FSH). Chez le garçon, cette synthèse hormonale permet d’augmenter le niveau de testostérone circulant, induisant une croissance du pénis et des testicules. Chez la fille, les niveaux élevés de gonadotropines ont pour effets d’augmenter le niveau d’œstradiol et d’entraîner la maturation des follicules ovariens. Si cette minipuberté est altérée, l’appareil génital des individus concernés ne se développe pas comme il le devrait ; les niveaux aberrants de FSH à la minipuberté pourraient influencer non seulement la puberté et la fertilité de l’individu à l’âge mais aussi la croissance, la maturation du réseau neuronal, la composition corporelle, la répartition des graisses, la pression artérielle et le métabolisme des lipides et du glucose en modifiant leur programmation, contribuant ainsi au risque de développer de nombreuses maladies non transmissibles. Dès les années 90, le monoxide d’azote (NO) a été présenté comme une molécule clé dans la sécrétion préovulatoire de GnRH/LH, et les résultats de différents groupes ont suggéré l'interaction des neurones synthétisant le NO (nNOS) avec le système GnRH, et leur implication dans la régulation de la fonction de reproduction. Parallèlement, un ensemble considérable de preuves soutient un rôle déterminant de la kisspeptine dans le contrôle de la sécrétion de GnRH. Cependant, les données acquises jusqu'à présent n'ont pas permis de mettre en lumière les mécanismes exacts qui régulent la maturation de la GnRH, sa montée en puissance et sa libération pulsatile, ces sujets restant en débat. De même, bien que le NO soit reconnu depuis longtemps comme un acteur clé dans la régulation hormonale centrale de l'ovulation à l'âge adulte, les mécanismes exacts de son action dans le contrôle de la sécrétion de GnRH restent inconnus. Plus important encore, personne n'a envisagé la possibilité que le NO puisse agir à un stade plus précoce en tant que régulateur principal des neurones de la GnRH avant la puberté, participant ainsi à la maturation de l'axe neuroendocrinien pendant la petite enfance (c'est-à-dire la minipuberté). A cette fin, je coordonne deux projets indépendants dans le but de répondre aux questions jusqu'à présent non élucidées concernant 1) l'importance de la minipuberté (i.e. la maturation et le fonctionnement corrects du système à GnRH pendant la petite enfance) pour le développement global du cerveau et l'établissement des fonctions reproductives et non reproductives [miniNO] 2) le rôle déterminant plausible de la signalisation NO pendant la minipuberté dans les altérations de la minipuberté associées à la naissance prématurée [miniNO] et 3) la présence possible d'un réseau kisspeptin-nNOS-GnRH (KiNG), responsable de l'élaboration du profil de libération de la GnRH [KiNG]. J'ai bon espoir que les résultats des études susmentionnées nous permettront de mieux comprendre comment cet axe neuroendocrinien est régulé pendant la petite enfance, mais aussi à l'âge adulte, et qu'ils ouvriront peut-être la voie à des stratégies thérapeutiques contre des maladies non-transmissibles.Lire moins >
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Résumé en anglais : [en]
The onset of puberty and the regulation of fertility in mammals are governed by a complex neural network, primarily in the hypothalamus, that converges onto gonadotropin-releasing hormone (GnRH)-producing neurons, the ...
Lire la suite >The onset of puberty and the regulation of fertility in mammals are governed by a complex neural network, primarily in the hypothalamus, that converges onto gonadotropin-releasing hormone (GnRH)-producing neurons, the master regulators of gonadotropin secretion and postnatal gonadal growth and function. The three components of the hypothalamic-pituitary-gonadal (HPG) axis closely interact and depend on each other to allow the complex dialogue between the central nervous system and the periphery that is indispensable for the proper development of the GnRH system (including timely changes in GnRH expression and signaling) essential for sexual maturation and the normal functioning of the neuroendocrine system. As the brain develops during embryogenesis, these neurons should move from the olfactory placode into the correct brain location in adequate numbers, and then establish the afferent connections that will allow the pulsatile release of GnRH peptide, and the subsequent release of the gonadotropins (follicle stimulating hormone, i.e FSH and luteinizing hormone, ie. LH). Previous studies have highlighted a critical period for the proper development and maturation of the HPG axis and the onset of puberty. This period, extending from the first postnatal week to the sixth month of life in humans, is called minipuberty. Minipuberty corresponds to a centrally-driven gonad-independent transient activation of the HPG axis and the resulting surge in gonadotropin levels (LH, FSH), which set in motion the growth of the first wave of ovarian follicles set to ovulate at puberty in females and the development of the testes in males. Hyperandrogenism or altered follicular development, both occurring because of the aberrant levels of FSH at minipuberty, could influence not only pubertal onset and reproductive function but also growth, neuronal network maturation, body composition, fat distribution, blood pressure, and lipid and glucose metabolism by altering their programming, thereby contributing to the risk of developing many noncommunicable diseases. As early as in the 90’s nitric oxide (NO) was presented as a key molecule in the preovulatory GnRH/LH surge, and results from different groups, have suggested the interaction of neuronal NO synthesizing (nNOS) neurons with the GnRH system, and their involvement in the regulation of reproductive capacity. In parallel, a considerable body of evidence supports a determinant role of kisspeptin in the control of the GnRH release pattern. Yet, the data acquired so far fail to shed light to the exact mechanisms regulating GnRH maturation, surge and pulse release, with those topics remaining under debate. Similarly, even though NO has now been long recognized as a key player in the central hormonal regulation of ovulation during adulthood, the exact mechanisms of its action in the control of the GnRH release pattern remain unknown. Even more importantly, no one has considered the possibility that NO could act in an earlier stage as the master regulator of GnRH neurons before puberty, hence participating in the actual maturation of the neuroendocrine axis during infancy (i.e. minipuberty). To this end, I am coordinating two independent projects with the aim to address the hitherto unaddressed questions concerning 1) the importance of minipuberty (i.e. the correct maturation and function of the GnRH system during infancy) for the overall brain development and the establishment of reproductive and non-reproductive functions [miniNO] 2) the plausible determinant role of minipubertal NO signaling in the alterations of minipuberty associating with preterm birth [miniNO] and 3) the possible presence of a kisspeptin-nNOS-GnRH (KiNG) network, responsible for shaping the GnRH release pattern [KiNG]. I am hopeful that the results of the above studies will expand our understanding of how the neuroendocrine axis is regulated during infancy but also adulthood and will possibly provide opportunities for therapeutic strategies against several non-communicable disorders.Lire moins >
Lire la suite >The onset of puberty and the regulation of fertility in mammals are governed by a complex neural network, primarily in the hypothalamus, that converges onto gonadotropin-releasing hormone (GnRH)-producing neurons, the master regulators of gonadotropin secretion and postnatal gonadal growth and function. The three components of the hypothalamic-pituitary-gonadal (HPG) axis closely interact and depend on each other to allow the complex dialogue between the central nervous system and the periphery that is indispensable for the proper development of the GnRH system (including timely changes in GnRH expression and signaling) essential for sexual maturation and the normal functioning of the neuroendocrine system. As the brain develops during embryogenesis, these neurons should move from the olfactory placode into the correct brain location in adequate numbers, and then establish the afferent connections that will allow the pulsatile release of GnRH peptide, and the subsequent release of the gonadotropins (follicle stimulating hormone, i.e FSH and luteinizing hormone, ie. LH). Previous studies have highlighted a critical period for the proper development and maturation of the HPG axis and the onset of puberty. This period, extending from the first postnatal week to the sixth month of life in humans, is called minipuberty. Minipuberty corresponds to a centrally-driven gonad-independent transient activation of the HPG axis and the resulting surge in gonadotropin levels (LH, FSH), which set in motion the growth of the first wave of ovarian follicles set to ovulate at puberty in females and the development of the testes in males. Hyperandrogenism or altered follicular development, both occurring because of the aberrant levels of FSH at minipuberty, could influence not only pubertal onset and reproductive function but also growth, neuronal network maturation, body composition, fat distribution, blood pressure, and lipid and glucose metabolism by altering their programming, thereby contributing to the risk of developing many noncommunicable diseases. As early as in the 90’s nitric oxide (NO) was presented as a key molecule in the preovulatory GnRH/LH surge, and results from different groups, have suggested the interaction of neuronal NO synthesizing (nNOS) neurons with the GnRH system, and their involvement in the regulation of reproductive capacity. In parallel, a considerable body of evidence supports a determinant role of kisspeptin in the control of the GnRH release pattern. Yet, the data acquired so far fail to shed light to the exact mechanisms regulating GnRH maturation, surge and pulse release, with those topics remaining under debate. Similarly, even though NO has now been long recognized as a key player in the central hormonal regulation of ovulation during adulthood, the exact mechanisms of its action in the control of the GnRH release pattern remain unknown. Even more importantly, no one has considered the possibility that NO could act in an earlier stage as the master regulator of GnRH neurons before puberty, hence participating in the actual maturation of the neuroendocrine axis during infancy (i.e. minipuberty). To this end, I am coordinating two independent projects with the aim to address the hitherto unaddressed questions concerning 1) the importance of minipuberty (i.e. the correct maturation and function of the GnRH system during infancy) for the overall brain development and the establishment of reproductive and non-reproductive functions [miniNO] 2) the plausible determinant role of minipubertal NO signaling in the alterations of minipuberty associating with preterm birth [miniNO] and 3) the possible presence of a kisspeptin-nNOS-GnRH (KiNG) network, responsible for shaping the GnRH release pattern [KiNG]. I am hopeful that the results of the above studies will expand our understanding of how the neuroendocrine axis is regulated during infancy but also adulthood and will possibly provide opportunities for therapeutic strategies against several non-communicable disorders.Lire moins >
Langue :
Anglais
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Date de dépôt :
2023-04-26T12:48:30Z
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