Lillebonne. Rapport de fouille archéologique ...
Type de document :
Rapport de recherche
Titre :
Lillebonne. Rapport de fouille archéologique programmée menée sur la place Félix-Faure (campagne 2023)
Auteur(s) :
Parétias, Jonas [Directeur scientifique]
Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée - Europe [ARCHIMEDE]
Adrian, Yves-Marie [Collaborateur]
Archéologies et Sciences de l'Antiquité [ArScAn]
Institut national de recherches archéologiques préventives [Inrap]
Androuin, Loïc [Auteur]
Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques [ANHIMA]
École Pratique des Hautes Études [EPHE]
Duchemin, Jean-Patrick [Auteur]
Histoire, Archéologie et Littérature des Mondes Anciens - UMR 8164 [HALMA]
Lecroq, Noémie [Collaborateur]
Université Paris Sciences et Lettres [PSL]
Archéologie et Philologie d'Orient et d'Occident [AOROC]
Robert, Malina [Auteur]
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire [CReAAH]
Laboratoire de recherche ARchéologie et Architecture [LARA]
Watté, Jean-Pierre [Auteur]
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire [CReAAH]
Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée - Europe [ARCHIMEDE]
Adrian, Yves-Marie [Collaborateur]
Archéologies et Sciences de l'Antiquité [ArScAn]
Institut national de recherches archéologiques préventives [Inrap]
Androuin, Loïc [Auteur]
Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques [ANHIMA]
École Pratique des Hautes Études [EPHE]
Duchemin, Jean-Patrick [Auteur]

Histoire, Archéologie et Littérature des Mondes Anciens - UMR 8164 [HALMA]
Lecroq, Noémie [Collaborateur]
Université Paris Sciences et Lettres [PSL]
Archéologie et Philologie d'Orient et d'Occident [AOROC]
Robert, Malina [Auteur]
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire [CReAAH]
Laboratoire de recherche ARchéologie et Architecture [LARA]
Watté, Jean-Pierre [Auteur]
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire [CReAAH]
Institution :
Caux Seine agglo
Date de publication :
2024-03
Mot(s)-clé(s) :
Iuliobona
Gaule Lyonnaise
période romaine
Néolithique
terres noires
Gaule Lyonnaise
période romaine
Néolithique
terres noires
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'Homme et Société/Archéologie et Préhistoire
Résumé :
Depuis les premières explorations archéologiques menées par des érudits à partir des années 1820, larichesse du sous-sol de Lillebonne (Seine-Maritime) et la qualité des vestiges mis au jour ne cessent de susciter l’intérêt ...
Lire la suite >Depuis les premières explorations archéologiques menées par des érudits à partir des années 1820, larichesse du sous-sol de Lillebonne (Seine-Maritime) et la qualité des vestiges mis au jour ne cessent de susciter l’intérêt des chercheurs. Créée à l’époque augustéenne, à la faveur de la réorganisation territoriale entreprise après la Conquête, la ville de Iuliobona bénéficiait du statut de chef-lieu de la cité des Calètes. Située en Gaule lyonnaise, elle administrait un territoire, dont les limites correspondent approximativement à celles du peuple gaulois éponyme.Alors que le potentiel archéologique de Lillebonne ne fait aucun doute et que les découvertes majeures se sont multipliées depuis deux siècles, les ensembles fouillés avec les méthodes récentes d’acquisition et d’enregistrement des données restent encore très peu nombreux. La reprise d’une opération de fouille programmée, dirigée par le chargé d’études en archéologie de Caux Seine agglo, dans le secteur de la place Félix-Faure s’inscrit dans une dynamique volontariste de la communauté d’agglomération destinée à valoriser le patrimoine romain du territoire. Il s’agit, d’une part, de recueillir des données nouvelles afin d’alimenter la réflexion scientifique sur la ville de Iuliobona et, d’autre part, de sortir d’une forme de dépendance vis-à-vis des données anciennes, héritées des XIXe et XXe siècles.Caractérisée par sa proximité avec le théâtre-amphithéâtre qui matérialise sa limite sud, la place Félix-Faure constitue un espace urbain central (environ 3 000 m²) dans la configuration actuelle de la ville de Lillebonne. Ce secteur, qui ne formait pas un ensemble unique et cohérent dans l’Antiquité, occupait la partie méridionale de l’assiette bâtie de la ville. La découverte de vestiges monumentaux en 1986 à l’occasion de travaux de réseaux, suivie plus de 30 ans plus tard par une campagne de prospections par géoradar (2019), révélèrent son potentiel archéologique. La première campagne archéologique programmée (2021) menée sur 200 m² confirma l’excellente conservation des vestiges, datés des premières décennies du Ier siècle de notre ère jusqu’au IVe siècle.Les résultats de cette deuxième campagne de fouille (2023) offrent un éclairage complémentaire sur lesecteur oriental de la place Félix-Faure, dont l’essentiel de l’emprise reste encore inexploré. L’intérêt de cette parcelle repose avant tout sur l’excellent état de conservation des niveaux archéologiques sous-jacents, préservés des creusements et des aménagements postérieurs par d’épaisses couches de remblais, notamment par l’horizon de « terres noires » qui scelle les niveaux antiques. Les vestiges romains (structures et mobilier), qui sont apparus à une altitude comprise entre 13,60 m NGF et 14,05 m NGF, sont datés des IIe et IIIe siècles de notre ère. Quelques éléments de mobilier, découverts en position secondaire, peuvent également être rattachés au Ier siècle et au IVe siècle, sans que des aménagements y soient associés.Ces données contrastent avec les connaissances disponibles sur la partie orientale et le centre de la place puisque les quelques aménagements antiques reconnus durant la campagne 2023 (un angle de bâtiment, un sol aménagé et plusieurs structures) sont dépourvus de toute monumentalité. Leur organisation spatiale semble déterminée selon les quatre points cardinaux, en cohérence avec les observations antérieures. L’exiguïté de l’emprise de fouille à l’issue de la campagne – en raison de la puissance stratigraphique et des paliers de sécurité – ne permet toutefois pas de généraliser cette observation à l’ensemble du secteur. Les couches de remblais successifs, en particulier à l’extrémité est du sondage, témoignent, en outre, de la continuité d’occupation de cet espace urbain et des nombreux aménagements qui y ont été effectués depuis l’Antiquité. Si elle est entreprise à l’avenir, la poursuite des investigations sur la place Félix-Faure devra intégrer des moyens matériels et humains plus conséquents pour permettre de caractériser sur de plus grandes surfaces la structuration de ce quartier de Iuliobona et son évolution depuis le début du Ier siècle de notre ère jusqu’aux changements qui interviennent pendant l’Antiquité tardive.Lire moins >
Lire la suite >Depuis les premières explorations archéologiques menées par des érudits à partir des années 1820, larichesse du sous-sol de Lillebonne (Seine-Maritime) et la qualité des vestiges mis au jour ne cessent de susciter l’intérêt des chercheurs. Créée à l’époque augustéenne, à la faveur de la réorganisation territoriale entreprise après la Conquête, la ville de Iuliobona bénéficiait du statut de chef-lieu de la cité des Calètes. Située en Gaule lyonnaise, elle administrait un territoire, dont les limites correspondent approximativement à celles du peuple gaulois éponyme.Alors que le potentiel archéologique de Lillebonne ne fait aucun doute et que les découvertes majeures se sont multipliées depuis deux siècles, les ensembles fouillés avec les méthodes récentes d’acquisition et d’enregistrement des données restent encore très peu nombreux. La reprise d’une opération de fouille programmée, dirigée par le chargé d’études en archéologie de Caux Seine agglo, dans le secteur de la place Félix-Faure s’inscrit dans une dynamique volontariste de la communauté d’agglomération destinée à valoriser le patrimoine romain du territoire. Il s’agit, d’une part, de recueillir des données nouvelles afin d’alimenter la réflexion scientifique sur la ville de Iuliobona et, d’autre part, de sortir d’une forme de dépendance vis-à-vis des données anciennes, héritées des XIXe et XXe siècles.Caractérisée par sa proximité avec le théâtre-amphithéâtre qui matérialise sa limite sud, la place Félix-Faure constitue un espace urbain central (environ 3 000 m²) dans la configuration actuelle de la ville de Lillebonne. Ce secteur, qui ne formait pas un ensemble unique et cohérent dans l’Antiquité, occupait la partie méridionale de l’assiette bâtie de la ville. La découverte de vestiges monumentaux en 1986 à l’occasion de travaux de réseaux, suivie plus de 30 ans plus tard par une campagne de prospections par géoradar (2019), révélèrent son potentiel archéologique. La première campagne archéologique programmée (2021) menée sur 200 m² confirma l’excellente conservation des vestiges, datés des premières décennies du Ier siècle de notre ère jusqu’au IVe siècle.Les résultats de cette deuxième campagne de fouille (2023) offrent un éclairage complémentaire sur lesecteur oriental de la place Félix-Faure, dont l’essentiel de l’emprise reste encore inexploré. L’intérêt de cette parcelle repose avant tout sur l’excellent état de conservation des niveaux archéologiques sous-jacents, préservés des creusements et des aménagements postérieurs par d’épaisses couches de remblais, notamment par l’horizon de « terres noires » qui scelle les niveaux antiques. Les vestiges romains (structures et mobilier), qui sont apparus à une altitude comprise entre 13,60 m NGF et 14,05 m NGF, sont datés des IIe et IIIe siècles de notre ère. Quelques éléments de mobilier, découverts en position secondaire, peuvent également être rattachés au Ier siècle et au IVe siècle, sans que des aménagements y soient associés.Ces données contrastent avec les connaissances disponibles sur la partie orientale et le centre de la place puisque les quelques aménagements antiques reconnus durant la campagne 2023 (un angle de bâtiment, un sol aménagé et plusieurs structures) sont dépourvus de toute monumentalité. Leur organisation spatiale semble déterminée selon les quatre points cardinaux, en cohérence avec les observations antérieures. L’exiguïté de l’emprise de fouille à l’issue de la campagne – en raison de la puissance stratigraphique et des paliers de sécurité – ne permet toutefois pas de généraliser cette observation à l’ensemble du secteur. Les couches de remblais successifs, en particulier à l’extrémité est du sondage, témoignent, en outre, de la continuité d’occupation de cet espace urbain et des nombreux aménagements qui y ont été effectués depuis l’Antiquité. Si elle est entreprise à l’avenir, la poursuite des investigations sur la place Félix-Faure devra intégrer des moyens matériels et humains plus conséquents pour permettre de caractériser sur de plus grandes surfaces la structuration de ce quartier de Iuliobona et son évolution depuis le début du Ier siècle de notre ère jusqu’aux changements qui interviennent pendant l’Antiquité tardive.Lire moins >
Langue :
Français
Source :
Fichiers
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- 2024a_PAR%C3%89TIAS_Lillebonne_place_F%C3%A9lix_Faure_rapport_fouille_2023.pdf
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