Ombres et lumière : approches géographiques ...
Document type :
Thèse
Title :
Ombres et lumière : approches géographiques des tournages de films et de séries et de leur impact sur le territoire dans le Nord-Pas-de-Calais et en Wallonie
English title :
Shadows and light : geographic approaches to filming movies and series and to its territorial impact in Nord-Pas-de-Calais and Wallonia
Author(s) :
Thesis director(s) :
Didier Paris
Pauline Bosredon
Pauline Bosredon
Defence date :
2024-07-01
Jury president :
Jean-François Staszak [Président]
Maria Gravari-Barbas [Rapporteur]
Edith Fagnoni [Rapporteur]
Jean-Benoît Gabriel
Maria Gravari-Barbas [Rapporteur]
Edith Fagnoni [Rapporteur]
Jean-Benoît Gabriel
Jury member(s) :
Jean-François Staszak [Président]
Maria Gravari-Barbas [Rapporteur]
Edith Fagnoni [Rapporteur]
Jean-Benoît Gabriel
Maria Gravari-Barbas [Rapporteur]
Edith Fagnoni [Rapporteur]
Jean-Benoît Gabriel
Accredited body :
Université de Lille
Doctoral school :
École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Lille ; 1992-....)
NNT :
2024ULILA012
Keyword(s) :
Cinéma
Séries télévisées
Marginalisation/démarginalisation
Reconversion
Ciné-Tourisme
Patrimonialisation
Séries télévisées
Marginalisation/démarginalisation
Reconversion
Ciné-Tourisme
Patrimonialisation
English keyword(s) :
Cinema
TV series
Marginalisation/demarginalization
Reconversion
Film-Induced tourism
Patrimonialization
TV series
Marginalisation/demarginalization
Reconversion
Film-Induced tourism
Patrimonialization
HAL domain(s) :
Sciences de l'Homme et Société/Géographie
French abstract :
Si le cinéma - plus, sans doute, que les séries télévisées - a pu nourrir ou du moins refléter la marginalisation des espaces du nord de la France (Nord, Pas-de-Calais) comme de Wallonie, nous nous demandons dans quelle ...
Show more >Si le cinéma - plus, sans doute, que les séries télévisées - a pu nourrir ou du moins refléter la marginalisation des espaces du nord de la France (Nord, Pas-de-Calais) comme de Wallonie, nous nous demandons dans quelle mesure l'accueil de tournages, croissant et de plus en plus diversifié depuis trois décennies, favorisé et valorisé par de multiples acteurs dans les deux régions, peut paradoxalement contribuer à une forme de démarginalisation des espaces concernés. Parfois éphémères et à peine sensibles, les effets du tournage peuvent aussi, selon des logiques qu'il convient d'éclairer, faire bouger les lignes des imaginaires, favoriser un changement d'image, impulser une forme de (ciné-)tourisme voire une dynamique de patrimonialisation (de certaines marges industrielles ou minières par exemple) et s'inscrire plus largement dans une stratégie de reconversion et de développement économique du territoire. La réflexion s'efforce de mêler dimensions quantitatives (le nombre et les dynamiques des tournages, le poids de leurs retombées économiques) et qualitatives (la mise en image et en fiction des espaces, l'image projetée et ses évolutions, les effets sur le rapport au territoire) en analysant de manière privilégiée les effets des tournages et des œuvres (filmiques et, de plus en plus, sérielles) qui en découlent sur les espaces et en particulier sur ceux qui sont perçus comme des marges. L'étude interroge également la place de la frontière séparant ces deux régions qui partagent des caractéristiques communes, source d'inspiration de certains récits et de mises en scène de certaines marges (frontalières), mais surtout devenue, à l'heure de la course aux tournages, tout à la fois un vecteur de mise en concurrence des territoires pour séduire et attirer ces tournages et une ressource pour encourager des projets transfrontaliers.Show less >
Show more >Si le cinéma - plus, sans doute, que les séries télévisées - a pu nourrir ou du moins refléter la marginalisation des espaces du nord de la France (Nord, Pas-de-Calais) comme de Wallonie, nous nous demandons dans quelle mesure l'accueil de tournages, croissant et de plus en plus diversifié depuis trois décennies, favorisé et valorisé par de multiples acteurs dans les deux régions, peut paradoxalement contribuer à une forme de démarginalisation des espaces concernés. Parfois éphémères et à peine sensibles, les effets du tournage peuvent aussi, selon des logiques qu'il convient d'éclairer, faire bouger les lignes des imaginaires, favoriser un changement d'image, impulser une forme de (ciné-)tourisme voire une dynamique de patrimonialisation (de certaines marges industrielles ou minières par exemple) et s'inscrire plus largement dans une stratégie de reconversion et de développement économique du territoire. La réflexion s'efforce de mêler dimensions quantitatives (le nombre et les dynamiques des tournages, le poids de leurs retombées économiques) et qualitatives (la mise en image et en fiction des espaces, l'image projetée et ses évolutions, les effets sur le rapport au territoire) en analysant de manière privilégiée les effets des tournages et des œuvres (filmiques et, de plus en plus, sérielles) qui en découlent sur les espaces et en particulier sur ceux qui sont perçus comme des marges. L'étude interroge également la place de la frontière séparant ces deux régions qui partagent des caractéristiques communes, source d'inspiration de certains récits et de mises en scène de certaines marges (frontalières), mais surtout devenue, à l'heure de la course aux tournages, tout à la fois un vecteur de mise en concurrence des territoires pour séduire et attirer ces tournages et une ressource pour encourager des projets transfrontaliers.Show less >
English abstract : [en]
While the cinema - perhaps more so than TV series - may have contributed to, or at least reflected, the marginalization of areas in northern France (Nord, Pas-de-Calais) and Wallonia, we're wondering to what extent the ...
Show more >While the cinema - perhaps more so than TV series - may have contributed to, or at least reflected, the marginalization of areas in northern France (Nord, Pas-de-Calais) and Wallonia, we're wondering to what extent the growing and increasingly diversified number of film shoots over the past three decades, encouraged and promoted by a wide range of players in both regions, can paradoxically contribute to a form of demarginalization of the areas concerned. Sometimes ephemeral and barely perceptible, the effects of filming can also, according to logics that need to be clarified, move the lines of the imaginary, promote a change of image, give impetus to a form of (cine-)tourism or even a heritage-building dynamic (of certain industrial or mining margins, for example) and, more broadly, form part of a strategy of reconversion and economic development of the area. The study seeks to combine quantitative dimensions (the number and dynamics of film shoots, the weight of their economic spin-offs) and qualitative dimensions (the image and fictionalization of spaces, the projected image and its evolution, the effects on the relationship with the territory), focusing on the effects of film shoots and the resulting works (filmic and, increasingly, serial) on spaces, and in particular on those perceived as margins. The study also examines the role of the border separating these two regions, which share common characteristics, as a source of inspiration for certain stories and the staging of certain (border) margins, but above all, in the race to attract film shoots, it has become both a means of pitting territories against each other to attract these shoots and a resource for encouraging cross-border projects.Show less >
Show more >While the cinema - perhaps more so than TV series - may have contributed to, or at least reflected, the marginalization of areas in northern France (Nord, Pas-de-Calais) and Wallonia, we're wondering to what extent the growing and increasingly diversified number of film shoots over the past three decades, encouraged and promoted by a wide range of players in both regions, can paradoxically contribute to a form of demarginalization of the areas concerned. Sometimes ephemeral and barely perceptible, the effects of filming can also, according to logics that need to be clarified, move the lines of the imaginary, promote a change of image, give impetus to a form of (cine-)tourism or even a heritage-building dynamic (of certain industrial or mining margins, for example) and, more broadly, form part of a strategy of reconversion and economic development of the area. The study seeks to combine quantitative dimensions (the number and dynamics of film shoots, the weight of their economic spin-offs) and qualitative dimensions (the image and fictionalization of spaces, the projected image and its evolution, the effects on the relationship with the territory), focusing on the effects of film shoots and the resulting works (filmic and, increasingly, serial) on spaces, and in particular on those perceived as margins. The study also examines the role of the border separating these two regions, which share common characteristics, as a source of inspiration for certain stories and the staging of certain (border) margins, but above all, in the race to attract film shoots, it has become both a means of pitting territories against each other to attract these shoots and a resource for encouraging cross-border projects.Show less >
Language :
Français
Source :
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