Introduction
Type de document :
Article dans une revue scientifique: Article original
Titre :
Introduction
Auteur(s) :
Bihanic, David [Auteur]
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne [UP1]
Dupuy-Chessa, Sophie [Auteur]
Université Grenoble Alpes [2016-2019] [UGA [2016-2019]]
Le Pallec, Xavier [Auteur]
Laboratoire d'Informatique Fondamentale de Lille [LIFL]
Polacsek, Thomas [Auteur]
ONERA - The French Aerospace Lab [Toulouse]
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne [UP1]
Dupuy-Chessa, Sophie [Auteur]
Université Grenoble Alpes [2016-2019] [UGA [2016-2019]]
Le Pallec, Xavier [Auteur]

Laboratoire d'Informatique Fondamentale de Lille [LIFL]
Polacsek, Thomas [Auteur]
ONERA - The French Aerospace Lab [Toulouse]
Titre de la revue :
Revue des Sciences et Technologies de l'Information - Série TSI : Technique et Science Informatiques
Pagination :
141-144
Éditeur :
Lavoisier
Date de publication :
2016
ISSN :
0752-4072
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'ingénieur [physics]
Résumé :
La conception de systèmes passe d'ordinaire par une étape de modélisation, c'est-à-dire de cartographie des éléments, des ensembles et des flux permettant de saisir les relations qui régissent la systémique informationnelle. ...
Lire la suite >La conception de systèmes passe d'ordinaire par une étape de modélisation, c'est-à-dire de cartographie des éléments, des ensembles et des flux permettant de saisir les relations qui régissent la systémique informationnelle. On retrouve également d'autres étapes de modélisation, ou d'utilisation de modèles, dans les différentes phases du cycle de vie d'un système : dans le cas notamment de sa construction (analyse des besoins, spécification fonctionnelle, conception), de sa maintenance (correction, évolution, réingénierie) et parfois même de son utilisation. Si ces différents systèmes sont souvent hétérogènes, structurés suivant plusieurs dimensions métiers et conséquemment de grande taille, force est de remarquer qu'ils atteignent aujourd'hui un seuil critique 1. Dès lors, à considérer qu'elle demeure opérante, la modélisation canonique des systèmes actuels souffre de n'être plus tout à fait efficiente. Nous soutenons que ce qui ferait ici sévèrement défaut ce ne sont pas, à proprement parler, les langages de modélisation eux-mêmes mais bien plutôt les représentations visuelles afférentes. En d'autres mots, si les logiques propres aux langages classiquement usités (tels qu'UML et BPMN) ne s'en trouveraient pas foncièrement remises en cause, ce serait bel et bien ici leurs syntaxes qui appelleraient des révisions et amendements majeurs. De ces modèles, il pourrait devenir presque impossible d'en retirer une lecture et compréhension claire ainsi qu'une vision globale ou vue d'ensemble. Or, les concepteurs élaborent des modèles sur lesquels ils sont a m e n é s à raisonner, formulant entre autres nombre d'inférences. Ils les définissent, les construisent puis les font varier, évoluer au gré de nouvelles expressions de besoins fonctionnels, au rythme du renouvellement des organisations et processus métiers dans l'entreprise par exemple 2. Ces changements et évolutions sont inéluctables et constituent la vie même de tout système. Les modèles existants ont été pensés et élaborés pour y répondre, s'y adapter. Reste que pour procéder à ces changements et transformations, le concepteur doit d'abord résoudre la simplification du phénomène ou cas étudié, statuer sur ce qui doit être tantôt amendé, changé tantôt enrichi, complété. Pour ce faire, il ne peut se couper d'une appréhension élargie du ou des modèles concernés. Malheureusement, c'est à cet endroit précis que des écueils se dressent désormais ; il en va là d'importants problèmes persistants relevant de la gestion des modèles autant que de la gérance des informations qu'ils contiennent. 1. Ce seuil se voit marqué principalement par une complexité élevée des systèmes, des quantités d'éléments inter-reliés devenues presque incommensurables, une très forte hétérogénéité des informations de nature extrêmement diverses, etc. 2. Mais aussi selon bien d'autres conversions encore.Lire moins >
Lire la suite >La conception de systèmes passe d'ordinaire par une étape de modélisation, c'est-à-dire de cartographie des éléments, des ensembles et des flux permettant de saisir les relations qui régissent la systémique informationnelle. On retrouve également d'autres étapes de modélisation, ou d'utilisation de modèles, dans les différentes phases du cycle de vie d'un système : dans le cas notamment de sa construction (analyse des besoins, spécification fonctionnelle, conception), de sa maintenance (correction, évolution, réingénierie) et parfois même de son utilisation. Si ces différents systèmes sont souvent hétérogènes, structurés suivant plusieurs dimensions métiers et conséquemment de grande taille, force est de remarquer qu'ils atteignent aujourd'hui un seuil critique 1. Dès lors, à considérer qu'elle demeure opérante, la modélisation canonique des systèmes actuels souffre de n'être plus tout à fait efficiente. Nous soutenons que ce qui ferait ici sévèrement défaut ce ne sont pas, à proprement parler, les langages de modélisation eux-mêmes mais bien plutôt les représentations visuelles afférentes. En d'autres mots, si les logiques propres aux langages classiquement usités (tels qu'UML et BPMN) ne s'en trouveraient pas foncièrement remises en cause, ce serait bel et bien ici leurs syntaxes qui appelleraient des révisions et amendements majeurs. De ces modèles, il pourrait devenir presque impossible d'en retirer une lecture et compréhension claire ainsi qu'une vision globale ou vue d'ensemble. Or, les concepteurs élaborent des modèles sur lesquels ils sont a m e n é s à raisonner, formulant entre autres nombre d'inférences. Ils les définissent, les construisent puis les font varier, évoluer au gré de nouvelles expressions de besoins fonctionnels, au rythme du renouvellement des organisations et processus métiers dans l'entreprise par exemple 2. Ces changements et évolutions sont inéluctables et constituent la vie même de tout système. Les modèles existants ont été pensés et élaborés pour y répondre, s'y adapter. Reste que pour procéder à ces changements et transformations, le concepteur doit d'abord résoudre la simplification du phénomène ou cas étudié, statuer sur ce qui doit être tantôt amendé, changé tantôt enrichi, complété. Pour ce faire, il ne peut se couper d'une appréhension élargie du ou des modèles concernés. Malheureusement, c'est à cet endroit précis que des écueils se dressent désormais ; il en va là d'importants problèmes persistants relevant de la gestion des modèles autant que de la gérance des informations qu'ils contiennent. 1. Ce seuil se voit marqué principalement par une complexité élevée des systèmes, des quantités d'éléments inter-reliés devenues presque incommensurables, une très forte hétérogénéité des informations de nature extrêmement diverses, etc. 2. Mais aussi selon bien d'autres conversions encore.Lire moins >
Langue :
Français
Comité de lecture :
Oui
Audience :
Internationale
Vulgarisation :
Non
Collections :
Source :
Fichiers
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