La scolarisation du poète américain, de ...
Type de document :
Compte-rendu et recension critique d'ouvrage
Titre :
La scolarisation du poète américain, de Longfellow à Dickinson
Auteur(s) :
Cottet, Helene [Auteur]
Centre d'Études en Civilisations, Langues et Lettres Étrangères - ULR 4074 [CECILLE]
Centre d'Études en Civilisations, Langues et Lettres Étrangères - ULR 4074 [CECILLE]
Titre de la revue :
L'Atelier
Éditeur :
Presses universitaires Paris Ouest
Date de publication :
2015
ISSN :
2109-9103
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'Homme et Société/Littératures
Résumé :
Cet article se propose d’analyser le passage de la poésie américaine de l’école à l’université entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. En interrogeant les discours qui ont permis successivement à l’école et à ...
Lire la suite >Cet article se propose d’analyser le passage de la poésie américaine de l’école à l’université entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. En interrogeant les discours qui ont permis successivement à l’école et à l’université américaines de se prévaloir de Longfellow ou de Dickinson comme adjuvants à leurs missions respectives, l’article lie la canonisation de ces poètes américains au rôle de « personnage pédagogique » qu’ils étaient amenés à jouer à l’intérieur de l’institution. La scolarisation du poète ne désigne donc pas seulement l’intégration de son œuvre aux programmes des écoles et des universités, mais, préalablement à cette intégration, la capacité du poète lui-même à incarner une fonction scolaire, à devenir soit celui qui s’éduque soit celui qui instruit. Alors même que la critique universitaire cherche à distinguer son expertise d’une première réception immature de la littérature américaine, elle va pourtant recourir elle aussi à cette scolarisation du poète, et c’est alors l’infantilisation d’Emily Dickinson chez le critique Allen Tate qui pose particulièrement question, dans la mesure où elle va révèler un recours détourné aux configurations amateures de la poésie américaine que Tate, dans son appel à un New Criticism, cherche précisémment à révoquer.Lire moins >
Lire la suite >Cet article se propose d’analyser le passage de la poésie américaine de l’école à l’université entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. En interrogeant les discours qui ont permis successivement à l’école et à l’université américaines de se prévaloir de Longfellow ou de Dickinson comme adjuvants à leurs missions respectives, l’article lie la canonisation de ces poètes américains au rôle de « personnage pédagogique » qu’ils étaient amenés à jouer à l’intérieur de l’institution. La scolarisation du poète ne désigne donc pas seulement l’intégration de son œuvre aux programmes des écoles et des universités, mais, préalablement à cette intégration, la capacité du poète lui-même à incarner une fonction scolaire, à devenir soit celui qui s’éduque soit celui qui instruit. Alors même que la critique universitaire cherche à distinguer son expertise d’une première réception immature de la littérature américaine, elle va pourtant recourir elle aussi à cette scolarisation du poète, et c’est alors l’infantilisation d’Emily Dickinson chez le critique Allen Tate qui pose particulièrement question, dans la mesure où elle va révèler un recours détourné aux configurations amateures de la poésie américaine que Tate, dans son appel à un New Criticism, cherche précisémment à révoquer.Lire moins >
Résumé en anglais : [en]
Commenting on the delayed recognition of American literature by the American university, this article dwells on the efforts displayed by academic critics at the beginning of the twentieth century to make American poetry a ...
Lire la suite >Commenting on the delayed recognition of American literature by the American university, this article dwells on the efforts displayed by academic critics at the beginning of the twentieth century to make American poetry a respectable and serious area of study by dissociating it from the childishness with which it had been read at school. Studying the ways in which both educational sites framed the importance of American poets, this article looks at the roles played by Longfellow at the end of the XIXth century and Dickinson at the beginning of the XXth as they each enabled the institutions which promoted them. Authorizing the very discourses in which they were valued, the canonical status of these poets is linked to the « pedagogical persona » they were made to play, so that their institutionnalization really depended on how they were « schooled », be it by playing the part of the instructed or the instructor. This pedagogical role-playing remains crucial even within the newly-founded academic criticism, which strives to promote its expertise by demoting the immature responses which American literature had solicited in the past. The paradoxes which this entails are fully revealed when looking at Allen Tate’s criticism on Dickinson, where the poet’s infantilization denotes the ongoing influence of amateur appreciations of her work, even while the author’s call for a New Criticism would revoke them.Lire moins >
Lire la suite >Commenting on the delayed recognition of American literature by the American university, this article dwells on the efforts displayed by academic critics at the beginning of the twentieth century to make American poetry a respectable and serious area of study by dissociating it from the childishness with which it had been read at school. Studying the ways in which both educational sites framed the importance of American poets, this article looks at the roles played by Longfellow at the end of the XIXth century and Dickinson at the beginning of the XXth as they each enabled the institutions which promoted them. Authorizing the very discourses in which they were valued, the canonical status of these poets is linked to the « pedagogical persona » they were made to play, so that their institutionnalization really depended on how they were « schooled », be it by playing the part of the instructed or the instructor. This pedagogical role-playing remains crucial even within the newly-founded academic criticism, which strives to promote its expertise by demoting the immature responses which American literature had solicited in the past. The paradoxes which this entails are fully revealed when looking at Allen Tate’s criticism on Dickinson, where the poet’s infantilization denotes the ongoing influence of amateur appreciations of her work, even while the author’s call for a New Criticism would revoke them.Lire moins >
Langue :
Français
Vulgarisation :
Non
Source :
Fichiers
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