Accès à l'espace public des minorités ...
Type de document :
Thèse
Titre :
Accès à l'espace public des minorités ethnoraciales et "blanchité"
Titre en anglais :
Whiteness and the Public Sphere
Auteur(s) :
Dalibert, Marion [Auteur]
Groupe d'Études et de Recherche Interdisciplinaire en Information et COmmunication - ULR 4073 [GERIICO ]

Groupe d'Études et de Recherche Interdisciplinaire en Information et COmmunication - ULR 4073 [GERIICO ]
Directeur(s) de thèse :
Jacques Noyer
Date de soutenance :
2012-11-12
Organisme de délivrance :
Université Lille 3
Mot(s)-clé(s) :
espace public
reconnaissance sociale
médias
blanchité
mouvements sociaux
identité
minorités ethnoraciales
reconnaissance sociale
médias
blanchité
mouvements sociaux
identité
minorités ethnoraciales
Mot(s)-clé(s) en anglais :
public sphere
social recognition
media
whiteness
social movements
identity
ethnoracial minorities.
social recognition
media
whiteness
social movements
identity
ethnoracial minorities.
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'Homme et Société/Etudes sur le genre
Sciences de l'Homme et Société/Sciences de l'information et de la communication
Sciences de l'Homme et Société/Sociologie
Sciences de l'Homme et Société/Sciences de l'information et de la communication
Sciences de l'Homme et Société/Sociologie
Résumé :
Cette thèse porte sur la régulation de l’accès à l’espace public des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales par l’identité collective de la Nation française. Elle interroge en particulier les processus ...
Lire la suite >Cette thèse porte sur la régulation de l’accès à l’espace public des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales par l’identité collective de la Nation française. Elle interroge en particulier les processus d’ethnoracialisation des groupes sociaux représentés dans les médias d’information généraliste (les « blancs » et les « non-blancs ») ainsi que la manifestation de la blanchité (whiteness) comme rapport de pouvoir. Elle est basée sur l’étude, effectuée dans une perspective constructiviste d’analyse de discours, de la médiatisation de deux collectifs protestataires, Ni putes ni soumises (mouvement créé en 2002 pour lutter contre les violences de genre dans les banlieues françaises) et le Mouvement des Indigènes de la République (collectif né en 2005 pour dénoncer les discriminations systémiques dont souffrent les personnes issues de l’immigration postcoloniale), dans la presse quotidienne nationale dite « de référence » (le Figaro, le Monde et Libération) et au sein des journaux télévisés de TF1, France 2 et France 3. Cette thèse s’appuie notamment sur les théoriciens de la reconnaissance sociale et la notion foucaldienne de « sujet » ainsi que sur les résultats des méthodes quantitatives et qualitatives effectuées sur corpus. L’analyse, pour chaque groupe protestataire, de son processus d’événementialisation au regard de celle de son identité socio-discursive représentée dans les médias, a montré qu’à l’intérieur de la couverture médiatique de Ni putes ni soumises et du Mouvement des Indigènes de la République, se construit implicitement le Sujet de la Nation française. Ce Sujet, « citoyen modèle » de la communauté nationale en partie défini par son genre et son attribut ethnoracial, circonscrit l’accès à la visibilité sociale des mouvements de protestation et leur possibilité de participer au débat public.Lire moins >
Lire la suite >Cette thèse porte sur la régulation de l’accès à l’espace public des mouvements sociaux représentant les minorités ethnoraciales par l’identité collective de la Nation française. Elle interroge en particulier les processus d’ethnoracialisation des groupes sociaux représentés dans les médias d’information généraliste (les « blancs » et les « non-blancs ») ainsi que la manifestation de la blanchité (whiteness) comme rapport de pouvoir. Elle est basée sur l’étude, effectuée dans une perspective constructiviste d’analyse de discours, de la médiatisation de deux collectifs protestataires, Ni putes ni soumises (mouvement créé en 2002 pour lutter contre les violences de genre dans les banlieues françaises) et le Mouvement des Indigènes de la République (collectif né en 2005 pour dénoncer les discriminations systémiques dont souffrent les personnes issues de l’immigration postcoloniale), dans la presse quotidienne nationale dite « de référence » (le Figaro, le Monde et Libération) et au sein des journaux télévisés de TF1, France 2 et France 3. Cette thèse s’appuie notamment sur les théoriciens de la reconnaissance sociale et la notion foucaldienne de « sujet » ainsi que sur les résultats des méthodes quantitatives et qualitatives effectuées sur corpus. L’analyse, pour chaque groupe protestataire, de son processus d’événementialisation au regard de celle de son identité socio-discursive représentée dans les médias, a montré qu’à l’intérieur de la couverture médiatique de Ni putes ni soumises et du Mouvement des Indigènes de la République, se construit implicitement le Sujet de la Nation française. Ce Sujet, « citoyen modèle » de la communauté nationale en partie défini par son genre et son attribut ethnoracial, circonscrit l’accès à la visibilité sociale des mouvements de protestation et leur possibilité de participer au débat public.Lire moins >
Résumé en anglais : [en]
This thesis focuses on the regulation of the access to the public sphere of social movements representing ethnoracial minorities by the collective identity of the French nation. It discusses in particular the ethnoracialisation ...
Lire la suite >This thesis focuses on the regulation of the access to the public sphere of social movements representing ethnoracial minorities by the collective identity of the French nation. It discusses in particular the ethnoracialisation processes of social groups (the “white” and the “non-white”) represented in the mainstream media and the manifestation of whiteness as a relation of power. It is based on the study, in a constructivist approach to discourse analysis, of the media coverage of two protest groups, Ni putes ni soumises (Neither whores nor submissive, a movement created in 2002 to fight against gender violence in the French working-class suburbs) and the Mouvement des Indigènes de la République (Movement of the Indigenous of the Republic born in 2005 to denounce the systemic discriminations against people of postcolonial immigrant origin), in the national daily press of “reference” (le Figaro, le Monde and Libération) and within the television news of TF1, France 2 and France 3. This thesis is mainly based on the theorists of social recognition, the foucauldian notion of “subject”, and the results of quantitative and qualitative methods conducted on the corpus. The analysis, for each protest group, of its process of becoming-event in relation with its socio-discursive identity represented in the media, showed that within the media coverage of Ni putes ni soumises and the Mouvement des Indigènes de la République, the Subject of the French nation is implicitly built. This subject, the “model citizen” of the national community, who is partly defined by its gender and its ethnoracial attribute, limits and defines the protest groups access to social visibility and their ability to participate in the public debate.Lire moins >
Lire la suite >This thesis focuses on the regulation of the access to the public sphere of social movements representing ethnoracial minorities by the collective identity of the French nation. It discusses in particular the ethnoracialisation processes of social groups (the “white” and the “non-white”) represented in the mainstream media and the manifestation of whiteness as a relation of power. It is based on the study, in a constructivist approach to discourse analysis, of the media coverage of two protest groups, Ni putes ni soumises (Neither whores nor submissive, a movement created in 2002 to fight against gender violence in the French working-class suburbs) and the Mouvement des Indigènes de la République (Movement of the Indigenous of the Republic born in 2005 to denounce the systemic discriminations against people of postcolonial immigrant origin), in the national daily press of “reference” (le Figaro, le Monde and Libération) and within the television news of TF1, France 2 and France 3. This thesis is mainly based on the theorists of social recognition, the foucauldian notion of “subject”, and the results of quantitative and qualitative methods conducted on the corpus. The analysis, for each protest group, of its process of becoming-event in relation with its socio-discursive identity represented in the media, showed that within the media coverage of Ni putes ni soumises and the Mouvement des Indigènes de la République, the Subject of the French nation is implicitly built. This subject, the “model citizen” of the national community, who is partly defined by its gender and its ethnoracial attribute, limits and defines the protest groups access to social visibility and their ability to participate in the public debate.Lire moins >
Langue :
Français
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