Juger, réprimer, accompagner
Type de document :
Autre communication scientifique (congrès sans actes - poster - séminaire...)
Titre :
Juger, réprimer, accompagner
Complément de titre :
Essai sur la morale de l’État
Auteur(s) :
Fassin, Didier [Auteur]
Bouagga, Yasmine [Auteur]
Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux - sciences sociales, politique, santé [IRIS]
Coutant, Isabelle [Auteur]
Eideliman, Jean-Sébastien [Auteur]
Centre de Recherche "Individus Epreuves Sociétés" - ULR 3589 [CeRIES]
Fernandez, Fabrice [Auteur]
Fischer, Nicolas [Auteur]
Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales [CESDIP]
Kobelinsky, Carolina [Auteur]
Makaremi, Chowra [Auteur]
Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux - sciences sociales, politique, santé [IRIS]
Mazouz, Sarah [Auteur]
Centre Marc Bloch [CMB]
Roux, Sébastien [Auteur]
Interdisciplinary and Global Environmental Studies [iGLOBES]
Bouagga, Yasmine [Auteur]
Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux - sciences sociales, politique, santé [IRIS]
Coutant, Isabelle [Auteur]
Eideliman, Jean-Sébastien [Auteur]
Centre de Recherche "Individus Epreuves Sociétés" - ULR 3589 [CeRIES]
Fernandez, Fabrice [Auteur]
Fischer, Nicolas [Auteur]
Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales [CESDIP]
Kobelinsky, Carolina [Auteur]
Makaremi, Chowra [Auteur]
Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux - sciences sociales, politique, santé [IRIS]
Mazouz, Sarah [Auteur]

Centre Marc Bloch [CMB]
Roux, Sébastien [Auteur]
Interdisciplinary and Global Environmental Studies [iGLOBES]
Éditeur :
Seuil
Date de publication :
2013-10-10
Mot(s)-clé(s) :
Anthropologie critique de la morale
Ethnographie
France
Anthropologie de l'État
Ethnographie
France
Anthropologie de l'État
Discipline(s) HAL :
Sciences de l'Homme et Société/Sociologie
Sciences de l'Homme et Société/Anthropologie sociale et ethnologie
Sciences de l'Homme et Société/Anthropologie sociale et ethnologie
Résumé :
L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le ...
Lire la suite >L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.Lire moins >
Lire la suite >L’État est souvent représenté comme une entité bureaucratique abstraite et neutre. Or il se constitue à travers des discours, des pratiques et des relations qui en font une réalité concrète et située, s’incarnant dans le travail de ses agents et s’incrivant dans les enjeux de son temps. C’est ce que montre cet ouvrage, produit d’une enquête de cinq années, qui décrit et analyse le fonctionnement de la police, de la justice, de la prison, des services sociaux et de la santé mentale. Ces institutions ne sont certes pas tout l’État, mais elles ont affaire, en large part, aux mêmes publics issus de milieux populaires, d’origine immigrée ou appartenant à des minorités.Au fil d’une étude qui associe généalogie et ethnographie, il apparaît que la prise en charge de ces populations procède, au sommet du pouvoir comme dans le quotidien des interactions, non seulement de l’application de règles et de procédures, mais aussi de la mobilisation de valeurs et d’affects, de jugements formulés sur des groupes ou des personnes et d’émotions ressenties devant des situations ou des actes : elle exprime la morale de l’État. Nourrie des débats autour de l’immigration et de l’asile, de la délinquance et de sa répression, de la responsabilité des individus et du rôle de la solidarité, cette morale met en tension un État social en recul, un État pénal en expansion et un État libéral qui attend toujours plus de ses sujets. Comprendre cette raison morale si souvent refoulée, c’est ainsi repenser le politique.Lire moins >
Langue :
Français
Audience :
Internationale
Vulgarisation :
Non
Source :