L’activité politique des dirigeants de ...
Type de document :
Habilitation à diriger des recherches
URL permanente :
Titre :
L’activité politique des dirigeants de grandes entreprises. Une sociologie des cercles dirigeants
Titre en anglais :
The political activity of the directors of large companies. A sociology of inner circles
Auteur(s) :
Comet, Catherine [Auteur]
Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Économiques - UMR 8019 [CLERSÉ]

Centre Lillois d’Études et de Recherches Sociologiques et Économiques - UMR 8019 [CLERSÉ]
Directeur(s) de thèse :
Zalio, Pierre-Paul
Date de soutenance :
2019-11-28
Président du jury :
Chiapello, Eve
Membre(s) du jury :
Grossetti, Michel
Offerlé, Michel
Vion, Antoine
Offerlé, Michel
Vion, Antoine
Organisme de délivrance :
ENS Paris-Saclay
Mot(s)-clé(s) :
élites économiques
gouvernance
lobbying
politiques publiques
capitalisme
démocratie
gouvernance
lobbying
politiques publiques
capitalisme
démocratie
Mot(s)-clé(s) en anglais :
corporate elites
corporate governance
lobbying
public policy
capitalism
democracy
corporate governance
lobbying
public policy
capitalism
democracy
Résumé :
Le mémoire original porte sur les dirigeants de grandes entreprises, en s’intéressant à la manière dont ils contribuent à orienter les politiques publiques. Inspiré des travaux sur les participations croisées dans les ...
Lire la suite >Le mémoire original porte sur les dirigeants de grandes entreprises, en s’intéressant à la manière dont ils contribuent à orienter les politiques publiques. Inspiré des travaux sur les participations croisées dans les conseils d’administration (interlocks studies), il vise à éclairer les processus qui permettent à certains dirigeants de participer à la construction des problèmes publics, aussi bien dans l’espace des organisations de réflexion politique (fondations, instituts, think tanks, groupes de discussion politique) que dans le domaine de l’action publique. Ces processus relèvent d’un mécanisme de légitimation, fondé sur le statut, et d’un mécanisme de solidarité limitée, fondé sur les relations interpersonnelles. Nous testons ces arguments à partir de données prosopographiques et de données de coaffiliation dans différents domaines d’action. Si ces mécanismes font preuve d’une grande continuité dans le temps, l’environnement institutionnel connait quant à lui de profonds changements. Nous analysons ces changements dans trois domaines d’action : le système de gouvernance des grandes entreprises, le domaine de l’action publique et l’espace intermédiaire. Nous mettons plus particulièrement l’accent sur l’autonomisation de l’espace des organisations de réflexion politique vis-à-vis de la sphère publique, qui renforce la capacité d’influence des dirigeants de grandes entreprises. Enfin, nous illustrons les enjeux de leur activité politique grâce aux controverses auxquelles ils sont mêlés dans différentes instances consultatives, à partir d’exemples concernant l’éducation, la dette et les politiques environnementales.Lire moins >
Lire la suite >Le mémoire original porte sur les dirigeants de grandes entreprises, en s’intéressant à la manière dont ils contribuent à orienter les politiques publiques. Inspiré des travaux sur les participations croisées dans les conseils d’administration (interlocks studies), il vise à éclairer les processus qui permettent à certains dirigeants de participer à la construction des problèmes publics, aussi bien dans l’espace des organisations de réflexion politique (fondations, instituts, think tanks, groupes de discussion politique) que dans le domaine de l’action publique. Ces processus relèvent d’un mécanisme de légitimation, fondé sur le statut, et d’un mécanisme de solidarité limitée, fondé sur les relations interpersonnelles. Nous testons ces arguments à partir de données prosopographiques et de données de coaffiliation dans différents domaines d’action. Si ces mécanismes font preuve d’une grande continuité dans le temps, l’environnement institutionnel connait quant à lui de profonds changements. Nous analysons ces changements dans trois domaines d’action : le système de gouvernance des grandes entreprises, le domaine de l’action publique et l’espace intermédiaire. Nous mettons plus particulièrement l’accent sur l’autonomisation de l’espace des organisations de réflexion politique vis-à-vis de la sphère publique, qui renforce la capacité d’influence des dirigeants de grandes entreprises. Enfin, nous illustrons les enjeux de leur activité politique grâce aux controverses auxquelles ils sont mêlés dans différentes instances consultatives, à partir d’exemples concernant l’éducation, la dette et les politiques environnementales.Lire moins >
Résumé en anglais : [en]
The original manuscript focuses on corporate elites and how they contribute to shaping public policy. Inspired by interlocking directorates research, it aims to shed light on the processes that enable certain leaders to ...
Lire la suite >The original manuscript focuses on corporate elites and how they contribute to shaping public policy. Inspired by interlocking directorates research, it aims to shed light on the processes that enable certain leaders to participate in the construction of public issues, both in the policy-planning network (foundations, institutes, think tanks, political discussion groups) and in the field of public action. These processes are made of a legitimation mechanism, based on status, and a bounded solidarity mechanism, based on interpersonal relationships. These arguments are tested thanks to prosopographic data and co-memberships in different areas. While these mechanisms show great continuity over time, the institutional environment is undergoing profound changes. The latter are analyzed in three areas: the corporate governance system, the public action area and the intermediate space. We place particular emphasis on the privatization of the policy-planning area, which strengthens the influence capacity of the corporate elites. Finally, the issues at stake in its political activity are illustrated thanks to the controversies in which corporate leaders are involved in various consultative bodies, based on examples concerning education, debt and environmental policies.Lire moins >
Lire la suite >The original manuscript focuses on corporate elites and how they contribute to shaping public policy. Inspired by interlocking directorates research, it aims to shed light on the processes that enable certain leaders to participate in the construction of public issues, both in the policy-planning network (foundations, institutes, think tanks, political discussion groups) and in the field of public action. These processes are made of a legitimation mechanism, based on status, and a bounded solidarity mechanism, based on interpersonal relationships. These arguments are tested thanks to prosopographic data and co-memberships in different areas. While these mechanisms show great continuity over time, the institutional environment is undergoing profound changes. The latter are analyzed in three areas: the corporate governance system, the public action area and the intermediate space. We place particular emphasis on the privatization of the policy-planning area, which strengthens the influence capacity of the corporate elites. Finally, the issues at stake in its political activity are illustrated thanks to the controversies in which corporate leaders are involved in various consultative bodies, based on examples concerning education, debt and environmental policies.Lire moins >
Langue :
Français
Établissement(s) :
Université de Lille
CNRS
Univ. Littoral Côte d’Opale
CNRS
Univ. Littoral Côte d’Opale
Collections :
Équipe(s) de recherche :
Ancrages et dynamiques comparés du politique
Date de dépôt :
2020-04-28T17:34:12Z
2021-01-29T07:25:33Z
2021-01-29T07:25:33Z