« Boire et manger aux frais de la princesse : ...
Document type :
Article dans une revue scientifique: Article original
DOI :
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Title :
« Boire et manger aux frais de la princesse : la table à la cour de Marguerite de France (1361-1382) »
Author(s) :
Santamaria, Jean Baptiste [Auteur]
Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS) - UMR 8529

Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS) - UMR 8529
Journal title :
Le Moyen Âge
Volume number :
CXXV
Pages :
315-335
Publication date :
2019
Keyword(s) :
Artois
Alimentation
Consommation
Cour
Franche-Comté
Alimentation
Consommation
Cour
Franche-Comté
English keyword(s) :
Food
Artois
Consumption
Court
Franche-Comté
Artois
Consumption
Court
Franche-Comté
HAL domain(s) :
Sciences de l'Homme et Société/Histoire
French abstract :
L’étude de la cour et de l’hôtel de Marguerite de France, comtesse de Flandre, d’Artois et de Bourgogne (1312–1382) permet de cerner, malgré l’absence quasi complète de comptes de l’hôtel, l’importance de l’alimentation ...
Show more >L’étude de la cour et de l’hôtel de Marguerite de France, comtesse de Flandre, d’Artois et de Bourgogne (1312–1382) permet de cerner, malgré l’absence quasi complète de comptes de l’hôtel, l’importance de l’alimentation dans l’incarnation du pouvoir princier : elle démontre la capacité financière et pratique du maître d’hôtel et des métiers à nourrir une cour itinérante tout en satisfaisant aux usages en vigueur dans l’aristocratie, faisant la part belle à la viande mais aussi au poisson de mer. La capacité de la comtesse à nourrir les siens s’appuie sur une grande plasticité des approvisionnements, en particulier le recours à une autoproduction par l’envoi de vin comtois en Artois, qui montre que la comtesse sait « vivre du sien », ce qui ne l’empêche pas d’exploiter de manière opportuniste ses droits seigneuriaux au détriment de certains fournisseurs peu désireux de faire affaire avec la comtesse, mais aussi au marché. Ainsi la comtesse dessine-t-elle par la table les contours d’un bon gouvernement à plusieurs niveaux : l’éthique guidée par les vertus chrétiennes, notamment la charité, l’économique fondée sur la bonne tenue de sa maison fédérée par la libéralité comtale, enfin le politique tant la table permet également d’associer alliés, parents et sujets, en particulier lors des joyeuses entrées.Show less >
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English abstract : [en]
Despite the almost complete absence of domestic accounts, the study of the court and residence of Margaret of France, countess Palatine of Flanders, Artois, and Burgundy (1312–1382) reveals the importance of food in ...
Show more >Despite the almost complete absence of domestic accounts, the study of the court and residence of Margaret of France, countess Palatine of Flanders, Artois, and Burgundy (1312–1382) reveals the importance of food in representing royal power. Food demonstrates the financial and practical ability of the maître d’hôtel and staff to cater for an itinerant court while satisfying the contemporary conventions of the aristocracy, giving pride of place to meat but also to saltwater fish. The countess’s ability to provide for her entourage was dependent on a high level of flexibility when it came to supplies. She was also self-reliant and knew how to “live by her own means,” with wine delivered to Artois from her territory in Franche-Comté. However, this did not prevent her from exploiting her seigneurial rights, to the detriment of the market and of certain suppliers who were reluctant to do business with her. The countess therefore illustrated, by means of the dining table, the form of a good government in several respects: ethics, guided by Christian virtues, most notably charity; economy, based on the competent management of her household and structured around the principal of aristocratic generosity; and finally politics, as hosting these events, especially during celebrations, enabled her to gather her allies, relatives, and subjects.Show less >
Show more >Despite the almost complete absence of domestic accounts, the study of the court and residence of Margaret of France, countess Palatine of Flanders, Artois, and Burgundy (1312–1382) reveals the importance of food in representing royal power. Food demonstrates the financial and practical ability of the maître d’hôtel and staff to cater for an itinerant court while satisfying the contemporary conventions of the aristocracy, giving pride of place to meat but also to saltwater fish. The countess’s ability to provide for her entourage was dependent on a high level of flexibility when it came to supplies. She was also self-reliant and knew how to “live by her own means,” with wine delivered to Artois from her territory in Franche-Comté. However, this did not prevent her from exploiting her seigneurial rights, to the detriment of the market and of certain suppliers who were reluctant to do business with her. The countess therefore illustrated, by means of the dining table, the form of a good government in several respects: ethics, guided by Christian virtues, most notably charity; economy, based on the competent management of her household and structured around the principal of aristocratic generosity; and finally politics, as hosting these events, especially during celebrations, enabled her to gather her allies, relatives, and subjects.Show less >
Language :
Anglais
Français
Français
Peer reviewed article :
Oui
Audience :
Nationale
Administrative institution(s) :
Université de Lille
CNRS
CNRS
Submission date :
2023-01-31T16:15:35Z
2023-02-01T14:45:16Z
2023-02-01T14:45:16Z