« Quand l’État devient banquier ». Ruptures ...
Type de document :
Article dans une revue scientifique: Article original
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Titre :
« Quand l’État devient banquier ». Ruptures et continuités dans le contrôle exercé, à la Libération, par ce nouvel actionnaire
Titre traduit :
When the State becomes a banker: breaks and continuities of control by a State newly shareholder at the time of Liberation
Auteur(s) :
Titre de la revue :
Revue de la régulation [En ligne]
Numéro :
30
Titre du fascicule / de la collection :
Les figures de l’État-actionnaire
Date de publication :
2021
Mot(s)-clé(s) :
banques
nationalisation
État
politique gouvernementale
régulation
nationalisation
État
politique gouvernementale
régulation
Mot(s)-clé(s) en anglais :
banks
nationalizations
State
government policy
regulation
nationalizations
State
government policy
regulation
Résumé :
Cet article analyse les structures mises en place par l’État, à la Libération, pour gérer ses participations dans les quatre banques de dépôt nationalisées. Pointant les écarts entre les volontés affichées d’une part, ...
Lire la suite >Cet article analyse les structures mises en place par l’État, à la Libération, pour gérer ses participations dans les quatre banques de dépôt nationalisées. Pointant les écarts entre les volontés affichées d’une part, notamment la capacité de l’État à gérer de manière productive, et les réalisations concrètes de l’autre, cet article met l’accent sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce contrôle. Ces tensions, liées à la diversité des intérêts des banquiers et ressenties jusqu’au sommet de l’État, apparaissent dès que l’on croise les échelles d’analyse : celle macro, de la loi et de son application nationale, et celle micro, d’une banque (la Société Générale) passée dans le giron de l’État. Afin d’en comprendre les ressorts, nous avons inscrit ces réformes dans une perspective historique, pointant les continuités et les ruptures à l’œuvre dans la genèse de cet État nouvellement actionnaire qui puise ses racines dans les imperfections du système antérieur, d’abord celui de « l’État effacé », du début du xxe siècle jusqu’à l’avènement de la Seconde Guerre mondiale, puis d’une volonté politique affirmée d’installer un « État partenaire », de 1940 à 1945, pendant que l’État s’introduit, non sans mal jusqu’aux années 1960, aux côtés de la corporation bancaire. Haut de pageLire moins >
Lire la suite >Cet article analyse les structures mises en place par l’État, à la Libération, pour gérer ses participations dans les quatre banques de dépôt nationalisées. Pointant les écarts entre les volontés affichées d’une part, notamment la capacité de l’État à gérer de manière productive, et les réalisations concrètes de l’autre, cet article met l’accent sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ce contrôle. Ces tensions, liées à la diversité des intérêts des banquiers et ressenties jusqu’au sommet de l’État, apparaissent dès que l’on croise les échelles d’analyse : celle macro, de la loi et de son application nationale, et celle micro, d’une banque (la Société Générale) passée dans le giron de l’État. Afin d’en comprendre les ressorts, nous avons inscrit ces réformes dans une perspective historique, pointant les continuités et les ruptures à l’œuvre dans la genèse de cet État nouvellement actionnaire qui puise ses racines dans les imperfections du système antérieur, d’abord celui de « l’État effacé », du début du xxe siècle jusqu’à l’avènement de la Seconde Guerre mondiale, puis d’une volonté politique affirmée d’installer un « État partenaire », de 1940 à 1945, pendant que l’État s’introduit, non sans mal jusqu’aux années 1960, aux côtés de la corporation bancaire. Haut de pageLire moins >
Résumé en anglais : [en]
This article analyses the structures put in place by the State at the Liberation to manage its holdings in the four nationalized deposit banks. Pointing out the discrepancies between its stated intentions, particularly its ...
Lire la suite >This article analyses the structures put in place by the State at the Liberation to manage its holdings in the four nationalized deposit banks. Pointing out the discrepancies between its stated intentions, particularly its capacity to manage productively, and its achievements, this article highlights the difficulties encountered in implementing this control. These tensions, linked to the diversity of bankers’ interests and the very high tensions at the top of the state, appear as soon as one crosses the scales of analysis, the macro scale - of the law and its national application - and the micro scale, of a bank (the Société Générale) that has become part of the bosom of the state. To understand some of the reasons behind these reforms, we have placed them in a historical perspective, pointing out the continuities and ruptures. It shows that the State as shareholder is rooted in the imperfections of the previous system, that of the "erased State", from the beginning of the 20th century to the outbreak of the Second World War, and then in an asserted political will to install a "partner State" from 1940 to 1945 where the State entered, not without difficulty until the sixties, alongside the banking corporation. Haut de pageLire moins >
Lire la suite >This article analyses the structures put in place by the State at the Liberation to manage its holdings in the four nationalized deposit banks. Pointing out the discrepancies between its stated intentions, particularly its capacity to manage productively, and its achievements, this article highlights the difficulties encountered in implementing this control. These tensions, linked to the diversity of bankers’ interests and the very high tensions at the top of the state, appear as soon as one crosses the scales of analysis, the macro scale - of the law and its national application - and the micro scale, of a bank (the Société Générale) that has become part of the bosom of the state. To understand some of the reasons behind these reforms, we have placed them in a historical perspective, pointing out the continuities and ruptures. It shows that the State as shareholder is rooted in the imperfections of the previous system, that of the "erased State", from the beginning of the 20th century to the outbreak of the Second World War, and then in an asserted political will to install a "partner State" from 1940 to 1945 where the State entered, not without difficulty until the sixties, alongside the banking corporation. Haut de pageLire moins >
Langue :
Français
Comité de lecture :
Oui
Audience :
Non spécifiée
Établissement(s) :
Université de Lille
CNRS
CNRS
Date de dépôt :
2023-09-22T11:39:42Z
Fichiers
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